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Tesla Motors mis en cause après un accident mortel d'une voiture en auto-pilotage
©Reuters

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Tesla Motors mis en cause après un accident mortel d'une voiture en auto-pilotage

Les berlines de la firme américaine ont une fonction d'auto-pilotage ; un homme de 40 ans est décédé dans un accident alors que cette fonction était activée.

Le chauffeur d'une Tesla Model S, la berline de la marque, a été tué dans un accident de la route, alors que la voiture avait son mode "auto-pilote" activé. C'est la première fois qu'il y a un accident mortel impliquant une voiture autonome ou quasi-autonome. Si les véhicules de Tesla ne sont pas complètement autonomes, ils ont une fonction "auto-pilote" qui peut être activée dans certains contextes bien précis, comme l'autoroute ou un parking. La voiture s'est mise dans le chemin d'un semi-remorque que ni le logiciel ni le conducteur n'avaient vus. Le chauffeur était un homme appelé Joshua Brown, âgé de 40 ans et originaire de l'Ohio, rapporte le New York Times.

Dans un communiqué publié sur son site, la marque Tesla précise que c'est la première fois qu'il y a une mort avec l'auto-pilotage, sur 130 millions de miles conduits avec cette fonctionnalité, contre un mort tous les 94 millions de miles aux Etats-Unis en mode de conduite standard. La marque rappelle également que la fonction d'auto-pilotage est en version bêta, qu'elle n'est pas activée par défaut, et que pour l'activer, tout conducteur doit spécifiquement promettre de garder son attention sur la route et ses mains sur le volant pour prévenir toute erreur. Le système vérifie périodiquement que le conducteur a bien ses mains sur se volant, et lance des alertes visuelles et sonores si ce n'est pas le cas, puis ralentit la voiture jusqu'à ce que les mains sur le volant soient détectées à nouveau. 

"Au fur et à mesure que les kilomètres parcourus dans le monde réel s'accumulent, et que la logique du logiciel prend en compte de plus en plus d'événements rares, la probabilité d'une blessure continuera de baisser. L'auto-pilotage s'améliore de jour en jour, mais il n'est pas parfait et continue d'exiger que le conducteur soit alert. Ceci étant dit, quand l'auto-pilotage est utilisé en conjonction avec une surveillance par le conducteur, les données montrent sans équivoque que l'auto-pilotage réduit la charge de travail du conducteur et provoque une amélioration statistiquement significative de la sécurité comparée à un pilotage purement manuel", explique la firme. 

Evidemment, cet événement est important à cause des progrès sans cesse renouvelés des technologies de voiture autonome et des questions qu'elles posent, sur la sécurité, mais également la responsabilité civile et pénale des conducteurs. Patrick Lin, contributeur chez Forbes, signale que si Tesla pense échapper à une responsabilité en précisant que c'est au conducteur de rester responsable de son véhicule même lorsque l'auto-pilotage est activé, c'est plus compliqué que cela. 

En effet, les utitlisateurs de l'auto-pilotage sont en pratique des cobayes de la firme, qui se sert des données récoltées par ses utilisateurs pour améliorer un logiciel qui, de l'admission même de la firme, est en "version bêta", alors que des conducteurs mettent leur vie entre ses mains. De plus, la gestion d'un auto-pilote n'est pas la même chose qu'une conduite. Les pilotes d'avion, par exemple, sont spécifiquement formés pour gérer l'auto-pilotage des avions. 

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