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Syrie : nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU
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Syrie : nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU

Selon un ancien général syrien, une intervention de 48h pourrait faire tomber le régime de Bachar al-Assad.

Bachar al-Assad a affirmé aujourd'hui que son pays se défendrait contre toute attaque, réagissant ainsi aux menaces d'intervention militaire que fait planer sur lui l'Occident. "La Syrie se défendra contre toute agression et les menaces ne font qu'accroître son attachement à ses principes et à son indépendance", a-t-il déclaré en recevant une délégation yéménite. Ses propos ont ensuite été reproduits par la télévision officielle.

"La Syrie, avec son peuple qui résiste et sa valeureuse armée, est déterminée à éradiquer le terrorisme soutenu par Israël et les pays occidentaux afin de servir leurs desseins qui sont la division de la région, le morcellement et la soumission de ses peuples", a-t-il souligné, assimilant la rébellion du peuple syrien à du terrorisme. Selon lui, "le peuple est garant de la victoire et c'est ce qui se passe en Syrie".

Nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni hier pour discuter d'une résolution britannique pour une intervention en Syrie. L'opposition de la Russie et de la Chine a mené à un nouveau statut-quo. Des enquêteurs des Nations Unies se trouvent actuellement sur place pour apporter la preuve de l'utilisation d'armes chimiques par le régime. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU vont d'ailleurs se réunir une nouvelle fois ce soir pour discuter des options qui s'offrent à eux. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a donné encore plus de crédit à l'option militaire, affirmant que "les crimes en Syrie ne resteront pas impunis".

De son côté, David Cameron se refuse à intervenir en cas d'"opposition écrasante" à l'ONU. Plus tôt dans la journée, un porte-parole des services du Premier ministre affirmait pourtant que le Royaume-Uni était prêt à passer outre le blocage de l'ONU. "La position du gouvernement sur la légalité de toute action indique clairement que si l'action au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU est bloquée, le Royaume-Uni serait toujours autorisé, en vertu de la doctrine de l'intervention humanitaire, à prendre des mesures exceptionnelles, y compris une intervention militaire ciblée afin d'alléger les souffrances humaines en Syrie", indiquait-il alors. Une manifestation de protestation contre une intervention militaire a par ailleurs eu lieu devant le Parlement britannique.

Selon Muhammad Hussein al-Haj Ali, un ancien général syrien ayant dirigé l'Académie nationale de défense à Damas, si une action militaire des Occidentaux contre le pouvoir syrien est engagée et dure au moins 48 heures, le régime tombera. L'ex-général formait des officiers avant de faire défection en août 2012 pour rejoindre l'opposition.

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