Syrie : la Turquie bombarde des positions kurdes | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Des combattants kurdes en Syrie.
Des combattants kurdes en Syrie.
©Reuters

Cible

Syrie : la Turquie bombarde des positions kurdes

Depuis samedi, la Turquie bombarde des secteurs du nord de la Syrie contrôlés par les forces kurdes, dans la région d'Alep.

L'armée turque a tiré ce dimanche matin plusieurs obus de l'autre côté de la frontière syrienne. Elle a visé des secteurs contrôlés par les forces kurdes dans la province d’Alep, dans le nord de la Syrie, à une dizaine de kilomètres de sa frontière. C'est le deuxième jour consécutif que la Turquie bombarbe ce secteur. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), l’artillerie turque a attaqué samedi des secteurs que les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la branche armée du Parti kurde de l’union démocratique (PYD), ont récemment repris à des rebelles syriens, notamment le secteur de la base aérienne de Minnigh.

Ces bombardements interviennent quelques jours après une déclaration du premier ministre turc, qui a menacé de lancer une action militaire en Syrie contre le Parti kurde de l’union démocratique, considéré par Ankara comme une organisation terroriste. Le pays craint en effet que les Kurdes fassent la jonction entre les trois régions qu’ils contrôlent dans le nord de la Syrie : Hassaké, au nord-est, la ville de Kobané et ses environs, et le nord d’Alep. Cela leur permettrait de contrôler une bande de plusieurs centaines de kilomètres le long de la frontière avec la Turquie.

Pour le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahmane, ces tirs montrent que pour Ankara, le véritable ennemi sont les Kurdes et non pas les jihadistes de l’organisation Etat islamique. En effet, le YPG combat l'Etat islamique et a conclut un pacte de non-agression avec Bachar al-Assad. 

Lu sur Le Monde

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !