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France
Jean-Marc Ayrault s'est exprimé à l'issue de la réunion
©REUTERS/Christian Hartman

Fermeté

Syrie : Ayrault affirme que la France est toujours "déterminée" à intervenir

Le Premier ministre assure toutefois que Paris n'agira pas sans coalition.

Jean-Marc Ayrault recevait à Matignon ce lundi. Le Premier ministre devait convaincre les présidents de l'Assemblée et du Sénat,  ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense des deux chambres, ainsi que les chefs des groupes de la majorité et de l'opposition des deux chambres. Dans le même temps, le gouvernement a mis en ligne une note déclassifiée au sujet du "programme chimique syrien", "des cas d'emploi passés d'agents chimiques" et de "l'attaque chimique" du 21 août 2013.  Dès lors, à l'issue de la rencontre, Jean-Marc Ayrault était particulièrement attendu par les journalistes. Il se devait  de donner des explications et de nouvelles informations. Le chef du gouvernement a notamment estimé que "plus personne ne nie la réalité" de cette attaque chimique et la responsabilité du régime de Damas.

Pour Jean-Marc Ayrault, "l'enjeu c'est d'éviter que Bachar el-Assad n'utilise à nouveau l'arme chimique contre son peuple, l'enjeu est d'envoyer un message à tous ceux qui seraient tentés de l'imiter à l'avenir". "Il y a donc un enjeu pour la sécurité collective, pour notre propre sécurité", a-t-il fait valoir. "La France est donc déterminée à sanctionner l'usage de l'arme chimique par le régime de Bachar el-Assad et le dissuader d'y recourir à nouveau par une action ferme et proportionnée", a-t-il détaillé. Il ne s'agit pas de "renverser" le régime ni de "libérer la Syrie", a cependant assuré le chef du gouvernement.

Dans l'attente d'un vote du Congrès américain, qui ne devrait pas intervenir avant le 9 septembre, le Premier ministre a certifié que François Hollande continuait son "travail de persuasion pour réunir dans les meilleurs délais une coalition". "Il n'est pas question pour la France d'agir seule", a-t-il martelé. Sur la scène politique, pressée à droite mais aussi à gauche d'organiser un vote au Parlement, le Premier ministre a rappelé que "c'est au président de la République qu'il appartient de décider si un vote, que notre Constitution n'exige pas, doit avoir lieu".

Et de préciser ce qui allait avoir lier mercredi au Parlement. "Il y aura un débat sans vote car en toute hypothèse, la décision ultime ne pourra être prise par le président de la République lorsque sera constituée cette coalition, seule à même de conduire une action pour adresser ce message de fermeté qu'il n'est plus possible d'utiliser l'arme chimique en Syrie par le dictateur Bachar el-Assad contre son propre peuple".  En somme, statu-quo : la réunion a accouché d'une souris.

Lu sur BFM TV

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