C’est une première : ceux qui prêtent de l’argent à la Suisse s’appauvrissent. Il y a un mois un emprunt fédéral a été lancé avec un taux négatif de 1%. Cela n’a pas découragé les acheteurs qui ont offert 8,8 milliards de francs (7 milliards d’euros) bien plus que les 600 millions (450 millions d’euros) nécessaires. La Suisse reste en effet un pays sûr pour y investir son argent . Et en temps de crise, les investisseurs sont prêts à payer des intérêts. Fritz Zurbrügg directeur de l'Administration fédérale des finances estime que le cas de la Suisse est unique. En Europe, tous les autres pays connaissent la situation inverse.