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L'entreprise Spanghero est en grave difficulté depuis le scandale de la viande de cheval.
L'entreprise Spanghero est en grave difficulté depuis le scandale de la viande de cheval.
©Reuters

Conséquences du scandale

Spanghero : deux-tiers des emplois menacés à court terme

L'entreprise est en grave difficulté depuis le scandale de la viande de cheval : quelque 160 des 240 emplois de la société Spanghero sont menacés à court terme.

Depuis que le scandale de la viande de cheval a éclaté, Spanghero n'arrive pas à sortir la tête de l'eau : environ deux tiers des emplois de l'entreprise sont menacés à court terme, soit environ 160 postes sur 240, ont annoncé vendredi des sources syndicales. "L'activité actuelle ne permet de faire travailler que 50 à 80 personnes et dès lors, 160 emplois sont sur la sellette", ont expliqué à l'AFP plusieurs représentants syndicaux.

"C'est une première réunion informelle pour discuter des critères prioritaires - l'ancienneté, les compétences - qui seront retenus pour les employés qui restent en poste", a annoncé Jean Aparicio, délégué FO chez Spanghero. Mercredi, le PDG de Spanghero, Barthélémy Aguerre avait déjà indiqué que seuls 80 des 240 salariés avaient actuellement du travail, en raison d'une diminution drastique des commandes depuis le début en février du scandale de la viande de cheval.

Spanghero est aux abois depuis la mi-février. C'est à ce moment là que l'entreprise a été désignée comme un acteur primordial du scandale européen de la viande de cheval. Spanghero est surtout spécialisée dans la transformation de viande et la fabrication de plats préparés. C'est pourtant dans le cadre de son activité mineure de négoce de viande qu'elle est accusée d'avoir sciemment revendu du cheval à la place de bœuf à des entreprises produisant elles-mêmes des plats cuisinés. L'entreprise a toujours protesté de sa bonne foi et assure avoir été trompée par des intermédiaires.

Alors que Spanghero commençait tout juste à remonter la pente, tous ses efforts pour faire revenir ses clients ont été torpillés le 19 mars par une nouvelle révélation : au cours des inspections menées en février, on avait aussi découvert dans ses usines 57 tonnes de viande de mouton britannique prohibée. Spanghero perdrait 200 000 euros par semaine.

Lu sur Le Parisien.fr

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