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Sauveur de l'Europe ? Pour The Economist, la canonisation de Mario Draghi est tout à fait prématurée
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Vitriol

Sauveur de l'Europe ? Pour The Economist, la canonisation de Mario Draghi est tout à fait prématurée

Le magazine économique dresse un portrait au vitriol du bilan de la Banque centrale européenne

Une fois encore, The Economist ne retient pas ses coups contre l'euro. Dans une chronique acide, le magazine libérale britannique explique qu’il trouve "choquant à quel point nous avons accepté si facilement l’inaction de la banque Centrale européenne sur la faiblesse économique de l’euro-zone." Et The Economist d’argumenter : "La production de la zone euro est à peine au niveau de 2006, et elle décline. L’économie de la zone euro n’a pas connu de croissance depuis le troisième trimestre de 2011. Le niveau de l’emploi est au-dessous du niveau atteint en 2006, et il décline. Le chômage est à un niveau record de 11,8%. Et l’inflation était quasiment nulle durant le second semestre 2012."

Le bilan est lourd, et même, selon l’hebdomadaire, "vraiment vraiment horrible". Et le journaliste de continuer à critiquer les efforts "inadéquats" de la BCE pour enrayer le crise de la dette souveraine de la zone euro. "Là où la banque d’Angleterre et la Réserve Fédérale [américaine] ont déployé toute une gamme d’outils pour contenir le haut niveau de chômage et le bas niveau d’inflation, la BCE a "haussé les épaules". Ce qui est tout de même particulièrement étonnant puisque le premier objectif de la BCE est de stabiliser la zone, surtout que toutes ses demandes d’austérité et de réforme n’auront servi à rien à cause d’une politique monétaire idiote [sic]".

Et le magazine de conclure en alertant l’Europe de la zone euro [rappelons, en effet, que le Royaume-Uni est membre de l’Union européenne mais qu’il a gardé le contrôle de sa monnaie nationale, NDLR] que, tandis qu’elle attend que "les bons jours reviennent" et ce sans avoir régler les problèmes de fonds qui la mine, "quelque chose pourrait bien se briser et apporter une nouvelle crise".

 

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