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Sarkozy sur écoute : Manuel Valls concède avoir été informé des perquisitions chez Thierry Herzog et Gilbert Azibert
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"Menteur ou imbécile"?

Sarkozy sur écoute : Manuel Valls concède avoir été informé des perquisitions chez Thierry Herzog et Gilbert Azibert

Le ministre de l'Intérieur assure toutefois ne pas avoir demandé pourquoi ces perquisitions avaient lieu et continue d'assurer qu'il en a été informé par le Monde du 7 mars dernier.

Manuel Valls continue de nier. Non, il n’était au courant de rien concernant les écoutes de Nicolas Sarkozy par la justice avant de lire Le Monde du vendredi 7 mars. Toutefois, son cabinet a concédé, ce vendredi, que le ministre de l’Intérieur avait été informé des perquisitions du 4 mars chez Thierry Herzog, avocat de l’ex-président de la République, et chez le premier avocat général près la Cour de cassation, Gilbert Azibert. Cela n’est certes pas une contradiction, puisqu’il n’avait pas été interrogé là-dessus. Mais Manuel Valls n’avait jamais daigné apporter cette précision importante au grand public, notamment lors des deux entretiens qu'il a donnés ce mercredi, sur RTL, le matin, et sur Mediapart.

"Quand un acte de procédure judiciaire va avoir un effet sur l'ordre public, un retentissement médiatique ou peut nécessiter des mesures de surveillance, il est bien évident que le ministre de l'Intérieur est informé. On était prévenu, a assuré la Place Beauvau, ce vendredi. Mais être prévenu de l'acte qui va avoir lieu chez untel, et savoir qu'il va avoir lieu pour tel motif et pour tel chef de poursuite, ce n'est pas la même chose." Le cabinet du ministre de l'Intérieur a insisté sur le fait que Manuel Valls n'aurait pas réclamé davantage d'explication sur la raison des perquisitions.

"Je n'avais pas à être informé de l'existence de ces écoutes et encore moins de leur contenu", a assuré le principal intéressé au Monde . "Je ne convoque pas chaque matin le DCPJ en demandant des informations sur les écoutes. C'est le monde à l'envers, on jette la suspicion sur des pratiques saines. Il ne reste plus qu'une alternative : “Soit on ment, soit on est un imbécile”. Face à cela, il faut garder son sang-froid",a ajouté le ministre.

Lu sur Le Monde

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