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Au cours de cet entretien, Roland Dumas revient sur sa longue carrière d'avocat.
Au cours de cet entretien, Roland Dumas revient sur sa longue carrière d'avocat.
©BFMTV

Polémique

Roland Dumas : "il ne faut pas toucher à tout ce qui concerne l'existence juive"

Dans un entretien fleuve accordé à la revue "Charles", l'ancien ministre de François Mitterrand estime que "dans la vie politique française, il y a une zone sacrée" et qu'il "ne faut pas toucher à ce qui concerne l'existence juive".

"Aujourd'hui, vous remarquerez que, dans la vie politique française, il y a une zone sacrée. Faut pas toucher à tout ce qui concerne l'existence juive (...) La réalité juive, c'est-à-dire le comportement des juifs, leur malheur... C'est un peu ce qui m'arrive aujourd'hui. Il ne faut même pas prononcer le nom, c'est le sacré" assure Roland Dumas, qui avait récemment estimé au micro de Jean-Jacques Bourdin que le premier ministre Manuel Valls était "probablement" sous "influence juive". 

A la question de savoir s'il associe "l'existence juive" à une sensibilité "pro-israélienne", Roland Dumas répond "Oui. Ces interviews à la télévision, ça va très vite. Vous réfléchissez, mais enfin vous n'avez pas le temps de polir vos phrases". Quant à Manuel Valls qui avait qualifié ses propos de "vieille rengaine de l'antisémitisme", l'ancien ministre estime qu'il s'agit d'une attitude "minable de la part de quelqu'un qui est Premier ministre".

Dans cet entretien accordé à la revue "Charles" (à paraître le 1er avril), Roland Dumas revient sur sa longue carrière d'avocat au cours de laquelle il fut notamment défenseur de la partie civile lors du procès de Klaus Barbie en 1987. L'avocat rapporte le souvenir d'un "clivage extraordinaire à ce moment-là, car tous les avocats juifs - je vais encore me faire traiter d'antisémite, mais enfin peu importe -, tous les avocats juifs de Lyon avaient constitué un groupe qui a voulu accaparer le procès en nous éliminant".

"J'ai pris (Serge) Klarsfled à part , je lui ai dit : Écoute, c'est stupide la façon dont le procès s'engage. Vous allez diviser les avocats juifs des avocats non juifs. Ce n'est pas ça, la Résistance, la Résistance, ça a été, au contraire, tout le monde" poursuit-il. "Et Klarsfeld très intelligemment a réuni tous les avocats juifs, et leur a dit : Vous n'allez pas faire cette connerie. Vous n'allez pas faire ce procès comme ça. Ce procès, c'est le procès de la Résistance contre l'hitlérisme. On a sauvé le procès" explique enfin Roland Dumas. 

Lu sur Le Point

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