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Dans le film "Eternal Sunshine", une machine permet d'effacer tout mauvais souvenir. Dans la réalité, les scientifiques peuvent désormais atténuer leurs effets.
Dans le film "Eternal Sunshine", une machine permet d'effacer tout mauvais souvenir. Dans la réalité, les scientifiques peuvent désormais atténuer leurs effets.
©DR

Eternal Sunshine

Réduire l'effet des mauvais souvenirs grâce à un anti-migraineux : c'est possible

Les scientifiques peuvent désormais atténuer les effets des mauvais souvenirs.

Zapper tous ses mauvais souvenirs en avalant une simple pilule. L'idée paraît folle et n'est pas sans rappeler le film de Michel Gondry "Eternel sunshine". Nous n'en sommes pas encore là, mais les scientifiques sont désormais capables de diminuer la charge émotionnelle des mauvais souvenirs, explique le site du Parisien. Le nom de cette solution miracle : le Propranolol. Un médicament utilisé notamment contre les migraines.

Depuis 2007, le laboratoire du stress traumatique de Toulouse, rattaché à l'université Paul Sabatier et au CHU, développe ce traitement innovant, rapporte La Dépêche du Midi. Administré 1h30 avant la réactivation d'un souvenir traumatisant, le Propranolol permettrait de réduire la charge émotionnelle liée à ce souvenir.

Les premiers pas liés à cette découverte remontent aux années 1990. A l'époque, le professeur Pascal Roullet teste cet anti-migraineux sur des souris. "Il découvre alors que les rongeurs, après avoir été soumis à des sensations désagréables, repartaient explorer la cage après une injection du médicament au lieu de se terrer dans un coin de la cage", détaille Le Parisien. Dix ans plus tard, le professeur Alain Brunet teste ce traitement chez des personnes souffrant de symptômes post-traumatiques chroniques. En 2006, le médicament est testé sur des personnes traumatisées par l'explosion de l'usine AZF, en septembre 2001.

Résultat : "Chez les huit patients traités [à Toulouse, NDLR], on a constaté la baisse des symptômes de stress post-traumatique : transpiration, troubles du sommeil, sursauts exagérés…" explique le professeur Birmes, qui travaille avec le CRCA (centre de recherches sur la cognition animale à Paul-Sabatier) cité par la Dépêche du Midi. Avantages : le médicament est peu cher et les effets sont visibles en six séances.

Et les souvenirs ne sont pas effacés : les personnes traumatisées gardent le même souvenir. Simplement, ils n'en souffrent plus.

Lu sur La Dépêche du Midi

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