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François Hollande souhaite réduire les allocations familiales des ménages les plus aisés
François Hollande souhaite réduire les allocations familiales des ménages les plus aisés
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Réduction des allocations familiales : le monde associatif s'insurge

Les associations familiales montent au créneau après la récente proposition de François Hollande de réduire les allocations familiales pour les ménages les plus aisés.

Une nouvelle proposition de François Hollande se retrouve en pleine polémique. La volonté du chef de l'Etat de réduire les allocations familiales aux ménages les plus aisés ne plaît pas à tout le monde. Et surtout pas aux associations de familles qui craignent l'ouverture d'une brèche dans le principe d'universalité de la politique familiale de la France. Mais, ces associations redoutent aussi d'autres mesures d'économies à l'avenir.
 
"Que les plus hauts revenus aient les mêmes allocations, non ! Ce sera revu", a lancé jeudi soir François Hollande sur France 2. Ainsi, pour la première fois depuis la création de la Sécurité sociale à la Libération, est remise en cause partiellement l'universalité des allocations familiales, dont le montant est actuellement identique, quel que soit le revenu de la famille, et ne varie qu'en fonction du nombre d'enfants. Si les intentions du président de la République n'ont pas vraiment surpris les acteurs de la politique familiale, certains ont fait part de leur colère. En effet, le président de la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf), Jean-Louis Deroussen (CFTC) s'interroge : "A quoi servent toutes ces missions, tous ces rapports, si les décisions sont déjà prises, on peut s'étonner".
 

Le ton est encore plus virulent du côté des organisations familiales. "Ce serait un contre-sens historique en matière de politique familiale. A terme cela risque de remettre en cause la dynamique démographique de notre pays", a estimé François Fondard, président de l'Union nationale des associations familiales (Unaf). "C'est une première marche, c'est le signe que la République ne respecte plus un principe de justice qui avait fait ses preuves depuis la Libération", s'est insurgé Thierry Vidor, directeur général de Familles de France, membre de l'Unaf. Selon lui, du fait de ce premier pas, "on pourra revenir demain sur l'universalité de la Sécurité sociale pour la branche maladie et dire qu'en fonction des revenus les patients auront des remboursements modulés également".

Les associations familiales laïques (AFL), plus marquées à gauche, ont toutefois tenu à se démarquer des positions de l'Unaf. "Quoi de plus normal que d'introduire plus de justice sociale dans la politique familiale ?", ont-elle estimé. Mais pour les AFL, la meilleure solution est la création d'un crédit d'impôt pour toutes les familles, à partir du premier enfant, et la suppression du quotient familial sur la feuille d'impôt qui, selon elles, favorise les familles les plus aisées. Selon un récent sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, 66% des Français sont d'accord pour réduire ou supprimer les allocations familiales au-delà d'un certain niveau de revenu.

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