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Primaire socialiste : des députés vallsistes revendiquent "leur droit au retrait"
©France 2

Prise de position

Primaire socialiste : des députés vallsistes revendiquent "leur droit au retrait"

Après la victoire de Benoit Hamon, les députés Christophe Caresche et Gilles Savary veulent prendre leurs distances.

Misé à jour : Ce sont 17 personnes qui ont finalement signées la tribune dont le député Renée Dosière.

Comme prévu, Benoit Hamon devra compter sans le soutien d'un certain nombre de députés PS, pour la prochaine présidentielle. Deux jours après le vote de la primaire, les députés Christophe Caresche et Gilles Savary, proches de Manuel Valls signent une tribune dans le Monde pour assurer qu'ils ne feront pas campagne pour le vainqueur. "Benoît Hamon a gagné la primaire de gauche. Son élection est nette, elle est légitime, elle est incontestable" assurent-ils. "Mais comment le nier : à l’issue de cette primaire qui n’a rien résolu, nous sommes confrontés à un cas de conscience inédit : comment porter un projet présidentiel conçu comme l’antithèse d’une action de mandature que nous avons soutenue et dont nous revendiquons les avancées ?"

"En tant que militants, nous ne pouvons nous sentir liés par un « projet de société » fondé sur une logique d’assistance généralisée et de dépréciation de la valeur travail" poursuivent les deux élus. "Benoît Hamon, dans les minutes suivant l’annonce de son investiture, a parlé de « rassemblement ». Que sa traduction aboutisse, quelques phrases plus tard, à tendre la main à Jean-Luc Mélenchon, n’est pas forcément rassurant."

Et donc de conclure : "Conscients de la responsabilité écrasante qui pèse aujourd’hui sur les forces progressistes, nous refusons tout à la fois la brutalité d’une droite qui a aiguisé son esprit de revanche au rythme des Manifs pour tous et le naufrage d’une extrême droite qui n’a jamais aimé la France. Mais nous ne pensons pas davantage que l’avenir puisse passer par cette aventure aléatoire à laquelle nous convierait une gauche radicalisée. C’est pourquoi nous revendiquons haut et fort un droit de retrait de la campagne présidentielle car les conditions de notre soutien à la candidature de Benoît Hamon ne sont pas réunies."

Lu sur Le Monde

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