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Premier jour au G8 : la Syrie au coeur des débats
©Reuters

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Premier jour au G8 : la Syrie au coeur des débats

Les huit premières puissances mondiales se réunissent cette semaine dans une discrète localité d'Irlande du Nord.

La Syrie va dominer la première journée du sommet G8 lundi en Irlande du Nord, à Lough Erne, avec une rencontre qui s’annonce délicate entre les présidents Barack Obama et Vladimir Poutine, l’allié russe de Damas. Washington et Moscou, qui cherchent à organiser en juillet une conférence de paix encore très improbable sur la Syrie, ont singulièrement durci le ton au cours des derniers jours.

Objectif de l’axe Washington-Paris-Londres lors de cette réunion du G8 : passer à la vitesse supérieure afin d’aider militairement les opposants modérés au régime, dont le recours à des armes chimiques a été récemment reconnu par les Etats-Unis. Inquiets de voir les progrès de l’armée de Bachar al-Assad sur le terrain et l’entrée en lice du Hezbollah, le bras armé de l’Iran, Washington s’apprête d’ailleurs à fournir du matériel performant au chef d’état-major de l’Armée syrienne libre, Salim Idriss. La France et la Grande-Bretagne vont faire de même. Il s’agit notamment d’équiper les hommes de l’insurrection en roquettes antichars, en armes légères, en munitions pour fusils d’assaut et mitrailleuses. L’Arabie saoudite elle-même veut aller plus loin en livrant des missiles sol-air pour clouer au sol l’aviation du régime malgré les réticences des Américains, des Français et des Britanniques. L’idée est de dépêcher sur le terrain des instructeurs et peut-être même des forces spéciales pour surveiller que ces armes soient bien utilisées contre le régime et non pas au profit d’organisations terroristes. François Hollande rencontrera Vladimir Poutine, un des derniers soutiens du régime (avec l’Iran), en tête à tête aujourd’hui, et Barack Obama demain.

L’occasion aussi de faire le point avec le président américain sur les questions économiques. Ce G8 pourrait notamment être marqué par des avancées en matière de lutte contre la fraude et les paradis fiscaux. Idée centrale : « Une entreprise doit payer des impôts là où elle fait des bénéfices grâce à un impôt minimum », explique un conseiller élyséen, qui reconnaît toutefois que la route pour y parvenir est « encore longue ».

Lu sur Libération

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