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La France déboursera 15 milliards d'euros
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Plan d'urgence

La France déboursera 15 milliards d'euros

François Fillon a déclaré que le plan d'aide à la Grèce coûtera 15 milliards d'euros à la France.

[Mise à jour 15h]

François Fillon, a indiqué vendredi, à l'issue d'une rencontre avec les présidents du Sénat et de l'Assemblée, que le nouveau plan d'aide européen à la Grèce coûtera 15 milliards d'euros à la France. Pour le Premier ministre, les décisions prises par les dirigeants européens jeudi à Bruxelles "n'ont pas de coût direct pour nos finances publiques, elles ont un coût indirect puisque nous allons participer, à travers des garanties apportées sur les prêts qui seront consentis par le fonds de stabilité européen à la Grèce".

[Mise à jour 12h]

160 milliards d'euros, c'est le montant du second plan de sauvetage de la Grèce, décidé tard dans la nuit par les dirigeants de la zone euro. Vendredi matin, le calme était revenu sur les marchés. Depuis, les réactions fleurissent. Pour le ministre de l’Économie, François Baroin, interrogé sur RTL, cette aide va permettre d'écarter le défaut de paiement de la Grèce. "Cette piste est écartée car elle entraînerait la déstabilisation profonde de la zone", a-t-il expliqué. Sur RMC, de son côté, la ministre du Budget, Valérie Pécresse, préfère de pas utiliser cette expression. "Ce ne sont pas les mots que nous utilisons. La Grèce va rembourser sa dette".  

Le premier secrétaire du PS par intérim, Harlem Désir parle d'un plan de "rafiscolage". "Ce plan ne sera pas suffisant pour sortir la zone euro de sa crise", a-t-il déclaré sur Europe 1. François Hollande, candidat à l'investiture socialiste pour 2012, a qualifié vendredi sur les ondes de France Info de "tardif et insuffisant" le nouveau plan d'aide à la Grèce.

Le projet d'accord du sommet européen consacré à la situation de la Grèce envisage un allègement de la dette d'Athènes assorti du nouveau plan d'aide de 160 milliards d'euros et de la mise à contribution du secteur privé. L'Union Européenne devrait aussi se doter de nouveaux outils pour prévenir les éventuelles crises à venir.

Le tabou a donc été levé : la Grèce pourra ne pas rembourser tous ses créanciers, notamment privés.

Par ailleurs, la zone euro envisagerait d'allonger la durée des prêts consentis aux pays en difficulté de 7 ans et demi à 15 ans, et d'abaisser le taux d'intérêt de 4,5 % à 3,5 % (contre 12 % pour l'Irlande actuellement sur les marchés).

L'émission d'obligations européennes est envisagé. L'UE emprunterait alors sur les marché au nom de ses pays membres pour ensuite permettre aux nations "black-listées" de profiter de taux plus avantageux.

La taxe sur les banques européennes un temps évoquée par Angela Merkel aurait enfin été abandonnée.

Lu sur Europe 1

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