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La cure d'austérité
de François Fillon
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Economies

La cure d'austérité de François Fillon

Pragmatisme ou constat d'échec ? Les mesures annoncées par François Fillon divisent la presse et la classe politique.

François Fillon a annoncé un train de mesures drastiques pour limiter le déficit de la France. Comme promis, les hauts revenus (à partir de 500 000 euros par an) seront mis à contribution avec une taxe exceptionnelle de 3%, qui restera en place jusqu'à ce que le déficit de la France repasse en dessous de la barre des 3% du PIB. Les revenus du capital seront taxés à hauteur de 13,5%, contre 12,5% actuellement. De plus, les plus-values immobilières sur la vente de résidences secondaires, de logements vacants, de biens locatifs ou de terrains à bâtir ne bénéficieront plus d'un abattement de 10 % par an.

Les classes moyennes seront elles aussi touchées, à travers une hausse des prix du tabac, de l'alcool et - plus inattendu - des sodas. La TVA sur les entrées des parcs d'attraction passera de 5,5 à 19,6 %.

Toutes les niches fiscales déjà rabotées en 2011 devraient l'être à nouveau de 10 % en 2012.

Enfin, les salariés seront toujours exemptés d'impôts sur leurs heures supplémentaires, mais ces dernières seront réintégrées dans le calcul des allégements de cotisations patronales sur les bas salaires.

La presse divisée

Les éditorialistes de la presse économique et de droite saluent les mesures prises par François Fillon. Le Figaro estime que "le gouvernement fait avant tout preuve de réalisme et de pragmatisme, dans des circonstances pour le moins difficiles", tandis que Les Echos y voient le reflet d'une prise de conscience des Français car, "comme jamais auparavant, le devoir de vertu budgétaire est entré dans les moeurs".

La presse d'opposition ne l'entend pas de cette oreille, à l'image de Nicolas Demorand, dans Libération : "La crise financière est un prétexte providentiel pour justifier cet équarrissage". L'Humanité estime que le gouvernement ne pense qu'à "faire le bonheur des marchés".

La tonalité de la presse régionale est plutôt sévère, à l'image de Ouest France : "Une fois de plus, le pouvoir fait du toilettage là il faudrait de la chirurgie. Il se garde de toucher au coeur du chef-d'oeuvre baroque ­ inefficace et injuste que constitue notre fiscalité."

Lu sur Le Parisien

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