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PIB : l’Insee n’intégrera ni le trafic de drogue ni la prostitution dans son calcul
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C’est non

PIB : l’Insee n’intégrera ni le trafic de drogue ni la prostitution dans son calcul

La France, par le biais de l'Institut national de la statistique, refuse ainsi de se plier aux nouvelles règles européennes contestées.

La France fait de la résistance. Face aux demandes de l’Europe d'intégrer la plupart des activités illégales créatrices de richesses, notamment le trafic de drogue et la prostitution, dans les statistiques nationales, dont le calcul du PIB, Paris a fait savoir par le biais de l’Insee qu’elle ne s’y plierai pas... contrairement à la Belgique et à l'Espagne. 

En effet, l'institut de la statistique et des études économiques a indiqué, mardi, qu’il ne prendrai pas en compte les deux activités dans le calcul de son produit intérieur brut. Toutefois, l’institut a accordé une concession dans son mode de calcul puisqu’il intégrera le trafic de drogue "pour les besoins de la politique européenne" pour établir, non pas le PIB, mais le revenu national brut, en septembre prochain, a expliqué Eric Dubois, directeur des études et synthèses économiques de l’Insee, dont les propos sont rapportés par lemonde.fr.

Mais concernant la prostitution, le non est ferme. Car là ou l'institut européen de la statistique estime que les transactions commerciales issues des deux activités sont menées d’un commun accord, la France considère que les revenus issus de la prostitution sont déjà intégrés dans le calcul du PIB, au même titre que la fraude fiscale ou le travail au noir. Concernant la prostitution de rue, l'Hexagone estime qu’il s’agit avant tout de réseau mafieux et que le consentement mutuel n’est probablement pas vérifié. 

Par ailleurs, l'institut a confirmé en fin de semaine dernière une baisse de l'emploi. D'après les chiffres qu'il a publié, 21 700 emplois ont été détruits dans le secteur marchand au premier trimestre 2014. 

Lu sur lemonde.fr

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