Le papillomavirus est en train de devenir un nouvel épouvantail pour les responsables de santé publique. La semaine dernière, une étude américaine révélait que le sexe oral était autant, voire plus dangereux, que le tabac en ce qui concerne l'apparition de cancers de la bouche et de la gorge. Elle observait également une augmentation fulgurante du nombre de jeunes Américains contaminés. Une nouvelle étude américaine va plus loin. Menée aux Etats-Unis, au Brésil et au Mexique sur 1 100 hommes âgés de 18 à 70 ans, elle a montré qu'environ 50 % du panel était atteint par le papillomavirus. La nouvelle est inquiétante, d'autant que l'organisme des hommes semble moins armé que celui des femmes pour se débarrasser de l'infection.