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Pacte de responsabilité : début des négociations à Matignon
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Vaste chantier

Pacte de responsabilité : début des négociations à Matignon

Jean-Marc Ayrault reçoit ce lundi patronat et syndicats pour débattre des modalités de ce pacte.

Le 31 décembre, lors de ses traditionnels vœux aux Français, François Hollande faisait une grande annonce : il allait mettre en place un pacte de responsabilité pour les entreprises. Le président promettait que cette loi allait permettre "moins de charges sur le travail et moins de contraintes" sur l’activité des entreprises. En contrepartie, ces entreprises devront procéder à "plus d'embauches et plus de dialogue social". Depuis, peu de détails ont circulé sur les modalités de ce pacte. Mais ce lundi, les choses sérieuses vont débuter. En effet, Jean-Marc Ayrault et ses ministres entrent lundi dans le vif du sujet puisqu'ils vont recevoir au cours de la journée le patronat et les différents organisation syndicales.

La CGT et son secrétaire général, Thierry Le Paon, seront les premiers reçus à 08H45 à Matignon. Suivront dans l'ordre FO, la CFTC, le Medef, la CFE-CGC, l'UPA et la CFDT. La CGPME a elle rendez-vous jeudi. "Il s'agira d'écouter ces organisations sur les annonces du président de la République" et sur ce qu'elles "attendent du pacte de responsabilité", explique-t-on dans l'entourage du Premier ministre.

A lire aussi sur le sujet : Pourquoi la conjoncture condamne le pacte de responsabilité

Pour rappel, ce pacte prévoit la suppression des cotisations familiales patronales, soit environ 30 milliards d'euros d'ici 2017. Cette somme comprend notamment les montants consacrés au Crédit d'impôts pour la compétitivité et l'emploi (CICE), qui doit dès l'an prochain représenter 20 milliards d'euros. Cette suppression des cotisations ne sera pas compensée par un transfert sur les ménages, a assuré François Hollande, mais par des économies, qui doivent atteindre au moins 50 milliards d'euros d'ici la fin du quinquennat. Vendredi, l'agence Moody's s'est montrée sceptique sur le succès de cette réforme, même si elle a décidé de ne rien changer à la notation de la France, qui reste fixée à "Aa1".

lu sur Le Monde.fr

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