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Notre-Dame de Paris : des dirigeants de l’Unef se moquent de l'incendie
©FRANCOIS GUILLOT / AFP

Polémique

Notre-Dame de Paris : des dirigeants de l’Unef se moquent de l'incendie

Deux membres de l’organisation étudiante ont provoqué l’indignation des internautes en faisant des blagues sur l’incendie de la cathédrale parisienne.

L’unité nationale qui touche la France suite à l'incendie de Notre-Dame de Paris semble échapper à certains cadres de l’Union nationale des étudiants de France (Unef) qui n'ont pas hésité à se moquer de cet événement dramatique.

"Vous aimez trop l’identité française"

"Je m’en fiche de Notre-Dame de Paris car je m’en fiche de l’histoire de France je ne sais pas quoi", a écrit sur Twitter lundi soir Hafsa Askar, la vice-présidente de l’Unef Lille. "Jusqu’où les gens vont pleurer pour des bouts de bois? [...] Wallah vous aimez trop l’identité française alors qu’on s’en balek objectivement c’est votre délire de petits blancs", a ajouté la jeune femme quelques minutes plus tard alors que Notre-Dame de Paris était en proie aux flammes. Une demi-heure après, le membre du bureau national Édouard Le Bert a écrit sur le même réseau social : "Ça y est drame national, une charpente de cathédrale brûle". Des messages qui ont été rapidement supprimé devant l’ampleur des réactions des internautes. Les comptes Twitter des étudiants sont désormais inaccessibles.

Ce mardi 16 avril, le président d’Avocats sans frontière, Gilles-William Goldnadel, a indiqué sur Twitter qu'il portera l’affaire devant la justice. "Une présidente voilée, des camps racisés, et une membre de son bureau national qui moque la douleur du peuple français et insulte les blancs, moi je trouve l’Unef en parfaite cohérence. Avocats Sans Frontières portera donc plainte avec la même cohérence", a-t-il annoncé.

L'Unef condamne les propos de ses cadres après une première réponse maladroite

De son côté, l’Unef a indiqué qu’elle ne "s’associe en aucun cas aux propos remettant en cause le drame d’hier". "L’UNEF rappelle son attachement à ce lieu qui représente bien plus qu’un lieu de culte catholique emblématique ce sont des années d’histoire, le travail de nombreuses personnes de l’époque et d’autre pour la reconstruire", a-t-elle encore ajouté. Pourtant, la présidente de l’organisation étudiante, Mélanie Luce, n'avait pas réellement condamné les propos des deux cadres lundi soir.

"Un incendie impressionna nt et dévastateur de la cathédrale Notre-Dame de Paris: un monument historique de près de 700 ans, central pour la ville de Paris qui part en fumé. Cette soirée déplorable rentrera certainement elle aussi dans l’histoire de ce monument", a-t-elle écrit avant de défendre ses camarades de l'Unef. "Néanmoins, rien ne justifie d’insulter, d’harceler, de menacer de viol et de bien d’autres choses les personnes qui ne sont pas d’accord", a indiqué Mélanie Luce. Ses propos ont choqué les utilisateurs de la Toile. Dans les colonnes du Figaro, la jeune femme a expliqué ce mardi matin avoir "manqué de clarté" dans ses propos et a déploré des positions qui "ne sont pas celles de l’Unef".

L'Obs

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