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Nicolas Sarkozy reste ferme sur l'immigration et la laïcité
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A tribord toute

Nicolas Sarkozy reste ferme sur l'immigration et la laïcité

Le candidat de l'UMP veut diviser par deux le nombre d'entrées sur le territoire pour mieux intégrer les immigrés.

Nicolas Sarkozy a placé sa visite à Meaux sous le thème de la rénovation urbaine et de laïcité, rappelant avoir "une grande ambition pour les quartiers populaires".

Raillant son concurrent socialiste – "le projet que Hollande propose à la France, c'est faire la guerre au dictionnaire ! Alors supprimons le mot chômage, et y aura plus de chômeurs !" a-t-il lancé, en référence au projet de la gauche de supprimer le mot "race" de la constitution – Nicolas Sarkozy a répété son intention de mettre en place un deuxième plan de rénovation urbaine de 15 à 20 milliards d'euros regroupant les questions de logement et d'emploi. Il est par ailleurs resté ferme sur la justice, promettant qu'"on ne va pas laisser une immense majorité se faire plomber par une infirme minorité".

Sur la question de la l'immigration, thème majeur de sa campagne, Nicolas Sarkozy a rappelé le caractère laïque de la République française. "On ne veut pas de la burqa ; on ne veut pas de piscines séparées pour les filles et les garçons ; dans les hôpitaux, les médecins sont les mêmes pour les femmes et les hommes ; on veut les mêmes menus pour nos enfants à la cantine !" s'est-il exclamé.

Il a ensuite répété la philosophie qui prévalait déjà dans son discours de Bordeaux : "notre système d'intégration ne fonctionne plus, à force d'intégrer trop de gens, on n'arrive plus à intégrer ceux qu'on accueille. Nous diviserons par deux le nombre d'entrées sur le territoire". "Nous ne voulons pas d'une immigration dont la seule volonté serait de profiter de prestations sociales", a-t-il déclaré.

Le président sortant a également vanté les réalisations de son quinquennat : la loi sur la suppression des allocations familiales aux parents d'élèves absentéistes, les internats d'excellence, les contrats d'autonomie, etc. Tout juste a-t-il reconnu quelques erreurs, comme le  "problème de délinquance des mineurs" que l'Etat "traite mal".

Admettant une "fatigue physique" mais pas morale, Nicolas Sarkozy a lancé en fin de discours : "oui, on va gagner". Quelques minutes plus tôt, il jouait la carte de l'expérience en admettant n'avoir eu, lors de son quinquennat, qu'un objectif : " tenir, tenir, tenir, envers et contre tout ! Pour que la France tienne. Lorsqu'on est président de la République, il faut avoir du courage."

Lu sur Le Point

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