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Jean-Luc Mélenchon a lancé la campagne municipale du Front de gauche à Paris
Jean-Luc Mélenchon a lancé la campagne municipale du Front de gauche à Paris
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La bataille est lancée

Municipales à Paris : Mélenchon critique la "danse du ventre" du PC

Le coprésident du Parti de gauche indique ce mardi vouloir des listes autonomes pour le Front de gauche alors que le PC hésite encore entre une alliance avec le PS et avec le PG.

Rien ne va plus au Front de gauche. Les dissensions entre le Parti communiste et le Parti de gauche se font de plus en plus grandes. Une guerre des égos semble opposer Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent. Leur rivalité avait atteint son paroxysme lors de l'université d'été du mouvement. Depuis, la tension est quelque peu redescendue. Mais politiquement parlant, les deux fortes têtes ne semble plus être sur la même longueur d'onde. Ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la stratégie à adopter en vue des élections de 2014. Ainsi, ce mardi, Jean-Luc Mélenchon, le coprésident du Parti de gauche (PG)  a défendu avec force la constitution de listes autonomes du Front de gauche à Paris pour les municipales. Il en a profité pour critiqué la "danse du ventre" du PC, qui hésite encore entre une alliance avec le PS et avec le PG.

"J’ai peu de goût à me mêler des élections municipales, pour la raison que c’est à d’autres de mener la bataille. Mais (...) Paris pour nous est le cratère du Front de gauche, c’est là où il doit se donner à voir", a déclaré l'ancien candidat à l'élection présidentielle au cours d’une conférence de presse aux côtés de la candidate du PG à la mairie de Paris Danielle Simonnet. Une sortie médiatique qui intervient alors que les militants parisiens du parisiens du Parti communiste doivent à la mi-octobre se prononcer sur la stratégie à adopter en vue des élections municipales de 2014. Ils devront trancher entre deux options : l’alliance avec le Parti socialiste dès le premier tour des municipales, comme en 2001 et en 2008, ou l’alliance avec le PG, en cohérence avec les dernières élections nationales.

Dans son argumentaire pour faire pencher la décision vers la deuxième solution, Jean-Luc Mélenchon s’est attaché à mettre en avant la nécessité à Paris plus qu’ailleurs d’une "cohérence" politique. "Il y a un devoir d’honnêteté : on ne peut pas faire une manifestation contre le ministre le samedi, et aller voter pour lui le dimanche. Le ministre ou ses avatars, c’est-à-dire tous ceux qui le soutiennent. Nous ne voulons pas être un deuxième choix, nous voulons être le choix du cœur", a-t-il expliqué. De plus, affirme-t-il, les élus Front de gauche "seront plus nombreux" s’ils sont autonomes que s’ils négocient avec le PS une alliance dès le premier tour. Enfin, la constitution de listes autonomes permettra selon le député européen de mobiliser l'électorat, qui serait sinon tenté par l’abstention. "Il n’existe aucun enthousiasme aujourd’hui en faveur des "solfériniens" et de leurs avatars locaux", a-t-il ironisé.

Alors que sept des neuf composantes du Front de gauche se sont prononcées pour des listes autonomes à Paris, Mélenchon a dit ne pas douter que les militants communistes "trancheront dans le sens de l’autonomie et de la fraternité".

Lu sur Libération.fr

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