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La révolution des parapluies prend de l'ampleur à Hong Kong
La révolution des parapluies prend de l'ampleur à Hong Kong
©REUTERS/Tyrone Siu

Dans la rue

Mouvement pro-démocratie à Hong Kong : la "révolution des parapluies" s'intensifie

Depuis quatre jours, les protestataires sont descendus par dizaines de milliers dans les rues pour réclamer l'instauration du suffrage universel plein et entier et le départ du chef de l'exécutif Leung Chun-ying, perçu comme le pantin de Pékin.

Hong Kong traverse actuellement la  plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. D'un côté, un mouvement pro-démocratie réclame l'instauration du suffrage universel plein et entier et demande la tête du chef de l'exécutif Leung Chun-ying, critiqué car perçu comme sous les ordres de Pékin. Depuis plusieurs jours, comme le souligne Le Monde, ces militants paralysent l'ancienne colonie britannique pour faire valoir leurs requêtes. Ils font face aux autorités locales, soutenues par la Chine, qui refusent pour l'heure de céder. Elles estiment en effet que la population devrait se satisfaire d'un suffrage universel à la portée limitée que pas de suffrage universel du tout. Pour l'heure la situation semble donc dans l'impasse.

Pour autant, les manifestants pro-démocratie ne faiblissent pas et sont encore fortement mobilisés ce mercredi, jour de la fête nationale chinoise. Des milliers de manifestants avaient déjà bravé les intempéries dans la nuit de mardi à mercredi et afflués vers le centre-ville afin de se faire entendre.  Les intenses orages avaient contraint les manifestants à ressortir les parapluies multicolores déployés dimanche contre les gaz lacrymogènes et le gaz au poivre, et qui ont valu au mouvement le nom de "révolution des parapluies" sur les réseaux sociaux.

Toujours selon le quotidien du soir, le chef de l'exécutif hongkongais, Leung Chun-ying, a appelé Occupy Central, la principale organisation pro-démocratie, à mettre fin sans délai au mouvement et permettre à la ville de retrouver un fonctionnement normal. "Les fondateurs d'Occupy Central ont dit à plusieurs reprises que si le mouvement devenait incontrôlable, ils appelleraient à y mettre un terme. Je leur demande maintenant de respecter leur engagement et de mettre immédiatement fin à leur campagne", a-t-il déclaré. Il s'agissait de sa première prise de parole en publique depuis qui depuis les incidents de dimanche.

La confrontation entre les manifestants et les forces antiémeute avait alors dégénéré lorsque les policiers avaient tenté de déloger les premiers en tirant des salves de gaz lacrymogène et de gaz au poivre.

Si elle n'entend pas intervenir directement dans le conflit, la République populaire de Chine a, selon Le Monde, rappelé son soutien au pouvoir en place à Hong Kong. "Le gouvernement central s'oppose fermement à toute activité illégale qui puisse nuire à l'Etat de droit et mettre en péril la “tranquillité sociale”, a ainsi affirmé un porte-parole du conseil des affaires d'Etat chinois, interrogé par l'agence de presse officielle Chine nouvelle. Le spectre d'un nouveau Tiananmen hante tout de même les esprits.  

lu sur Le Monde

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