Mort de Zyed et Bouna : le parquet requiert un non-lieu pour les policiers | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Faits divers
Mort de Zyed et Bouna : le parquet requiert un non-lieu pour les policiers
©Reuters

(Pour)suite

Mort de Zyed et Bouna : le parquet requiert un non-lieu pour les policiers

L'affaire de la mort par électrocution de Zyed et Bouna en 2005, après une course-poursuite avec la police est examinée par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Rennes.

Les policiers ont-ils précipité la mort de Zyed et Bouna en les poursuivant, les forçant à trouver refuge dans un transformateur électrique en octobre 2005 à Clichy-sous-Bois ? Voila maintenant huit ans que cette question taraude la justice. Impossible d'affirmer que les policiers sont responsables de la mort par électrocution des deux adolescents, selon Hélène Catton, l’avocate général de la cour d’appel de Rennes, qui a réclamé ce mardi un non-lieu pour deux policiers qui avaient poursuivi les deux adolescents.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes examinait le dossier ce mardi.

À l'issue de l'audience, Daniel Merchat, l'avocat des policiers, s'est déclaré "satisfait" des réquisitions du parquet général. "Renvoyer (en correctionnelle) des personnes contre lesquelles il n'y a aucune charge, j'appelle cela de la 'poutinerie'", a-t-il déclaré à la presse, en référence au président russe Vladimir Poutine. Il a également estimé que la procédure relevait de la "flicophobie" et de la "flicophagie".

Au mois d’avril 2011, la chambre d’instruction de la Cour d’appel avait considéré qu’aucune faute n’avait été commise, elle a prononcé un non-lieu à l’égard des deux policiers. La cour de cassation avait annulé ce premier non-lieu en octobre. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes rendra sa décision le 20 septembre. La mort des deux jeunes, Zyed Benna et Bouna Traoré, âgés de 15 et 17 ans, avait provoqué une série d’émeutes dans les banlieues françaises. Les policiers avaient d'abord été renvoyés en correctionnelle pour "non-assistance à personne en danger".

Lu sur La Croix

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !