Mohammed El Baradei renonce à la présidentielle égyptienne | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Mohammed El Baradei renonce à la présidentielle égyptienne
©

Sans lui

Mohammed El Baradei renonce à la présidentielle égyptienne

L’ancien dirigeant de l’AIEA estime que la démocratie n’est pas établie.

Il était le principal espoir de l’Occident, et celui qui apparaissait comme le candidat le mieux à même de garantir une Egypte démocratique. Mais Mohammed El Baradei ne se présentera finalement pas à la présidentielle égyptienne. 

Dans un communiqué samedi, l’ancien chef de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), organe avec lequel il a obtenu le prix Nobel de la paix en 2005, fait valoir que sa "conscience" ne lui "permet pas de présenter [sa] candidature à la présidence ou à tout autre poste officiel tant qu'il n'y a pas de véritable démocratie". Selon lui, "l'ancien régime n'est pas tombé" et "les capitaines du navire (...) continuent de naviguer dans les mêmes eaux qu'autrefois, comme si la révolution n'avait pas eu lieu". Depuis le départ de Hosni Moubarak, le 11 février 2011, le pays est dirigé par un conseil militaire à la tête duquel se trouve le maréchal Tantaoui,  ancien ministre de la Défense du dirigeant au pouvoir pendant 30 ans.

Au cours de l’année 2011, les manifestations n’ont pas cessé, nombre d’Egyptiens réclamant le départ du conseil militaire, qui a réprimé la contestation dans la violence et dans le sang. Par ailleurs, les élections législatives organisées en fin d’année ont vu le triomphe de la mouvance islamiste, à l’opposé de ce que défend Mohammed El Baradei, dont les chances d’emporter la présidentielle, promise par les militaires avant fin juin 2012, apparaissaient depuis limitées.

Lu sur Le Monde

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !