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Mise en examen de Nicolas Sarkozy : les réactions politiques
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L'après

Mise en examen de Nicolas Sarkozy : les réactions politiques

L'ancien président de la République a été mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi pour trafic d'influence actif, corruption active et recel de violation de secret professionnel à l'issue d'une garde à vue d'environ 15 heures.

A gauche

François Hollande a rappelé en conseil des ministres les principes de "l'indépendance de la justice" et de la "présomption d'innocence".

Manuel Valls, Premier ministre, sur RMC

"C'est un justiciable comme les autres. Les faits sont graves. Cela concerne des gens haut placés. Mais je dois m'en tenir aux principes : celui d'indépendance de la justice et celui de la présomption d'innoncence. (...) Je ne veux pas rentrer dans la polémique. La justice doit agir en toute légalité. Les juges ont le droit de s'engager sur le plan syndical et politique. Je ne veux pas faire croire qu'il y a eu un complot, il est nécessaire de laisser travailler les juges. La crise de confiance envers la justice ne doit pas s'accentuer".

A l'UMP

François Fillon rappelle sur son site que "Nicolas Sarkozy est présumé innocent" et qu'il "a droit au respect".

Alain Juppé, maire de Bordeaux sur Twitter

"Je pense en amitié à Nicolas Sarkozy. Il est bien sûr présumé innocent. Sa défense montrera son innocence, je le souhaite"

Bruno Le Maire, député UMP sur RTL

"Je veux l'assurer de mon soutien et de mon amitié. Il n'y a pas de justice pour les faibles et pour les puissants. C'est la marche normale de la justiceAprès, il y a une décision de justice qui s'impose à tous"

Georges Fenech, député UMP du Rhône et ancien magistrat sur BFM TV

"J'ai ce matin une grande stupéfaction et je vous partage mon étonnement quant à la lourdeur des chefs de mise en examen. On ne pourra pas traîner en longueur sur des mois et des mois une telle accusation sans que le public français comprenne ce qu'il est reproché à l'ancien président"

Jérôme Chartier, député UMP, sur iTélé

"Je crois en l'innocence de Nicolas Sarkozy, je lui apporte mon soutien, je lui redis mon amitié"

Nadine Morano, députée européen sur Twitter

"La juge Claire Thepaut en charge du dossier de N. Sarkozy a écrit une tribune à charge en 2012 contre lui, sur Mediapart : impartiale ? Le syndicat de la magistrature qui s'est rendu coupable de "préjugés" avec le mur des "cons" n'a pas été dissous par Taubira. Impartial ?" 

Daniel Fasquelle, député UMP sur RMC

"Je me pose des questions sur l'impartialité des juges"

Au MoDem

François Bayrou, président du MoDem sur LCI et Radio Classique

"J'ai affronté Nicolas Sarkozy sur beaucoup d'affaires (...) et je maintiens qu'il y a des pratiques qui sont incompatibles avec l'idée que nous nous faisons d'une République qui est juste et équilibrée. Mais sur cette affaire-là, je n'ai absolument aucune information d'aucune sorte. (...) Ce n'est pas un ancien président, c'est un citoyen comme les autres".

Au Front national

Marine Le Pen présidente du FN sur France 2

"Nicolas Sarkozy est discrédité pour revenir dans une compétition, et qui plus est, une compétition présidentielle. Maintenant je suis aussi avocate. La manière dont se déroulent les procédures m'apparaissent en déconnexion avec ce qui se fait traditionnellement".

Gilbert Collard, député RBM

"Je suis encore trop avocat, puisque j'exerce toujours, pour me réjouir d'une situation en laquelle je ne vois pas clair. Vous savez, je ne suis pas comme Edwy Plenel, qui se satisfait des affaires dès lors qu'elles touchent un de ses adversaires. Certes, Nicolas Sarkozy traîne des affaires comme le putois la mauvaise odeur. Il tire trop de boulets pour être médiatiquement irréprochable. Mais cette garde à vue et une mise en examen étaient-elle justifiée ? Avait-on peur qu'il qu'il se sauve, qu'il fasse pression sur des témoins, qu'il se concerte ? Je me demande s'il n'a pas eu un traitement de défaveur... Jérôme Cahuzac a-t-il été placé en garde à vue lui ? Je ne crois pas me tromper en disant que non".

"Je tire 2 conclusions principales de cette histoire. D'abord, qu'il faut mettre un terme à cette politisation insupportable de la justice, comme le prouve la polémique autour du juge Claire Thepaut. Ensuite, que Nicolas Sarkozy est définitivement discrédité, bien qu'il faille lui accorder la présomption d'innocence".

Florian Philippot, vice-président  du FN, sur BFM

"Il y a autour de Nicolas Sarkozy une ambiance d'afffaires qui devient extrêmement pesante. Il faut purger tout cela"

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