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Cédric Cordier participait à une patrouille Vigipirate à La Défense samedi lorsqu'il a été blessé au cou à l'arme blanche.
Cédric Cordier participait à une patrouille Vigipirate à La Défense samedi lorsqu'il a été blessé au cou à l'arme blanche.
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L'enquête se poursuit

Militaire blessé à La Défense : son agresseur aurait prié avant de passer à l'acte

Les investigations se poursuivent pour tenter d'identifier l'auteur de l'agression de Cédric Cordiez, un militaire appartenant au 4e régiment de chasseurs de Gap, qui a reçu plusieurs coups de cutter au cou samedi après-midi.

L'agresseur du militaire blessé au cou samedi à La Défense "a été filmé en train de faire une prière, à proximité des lieux des faits". C'est ce qu'a rapporté une source citée par Le Parisien daté de ce lundi. Selon le quotidien, les enquêteurs auraient réussi à isoler des photos, qualifiées de "très intéressantes et de bonne qualité" par un haut fonctionnaire et qui montrent "un homme barbu, de grande stature et de corpulence athlétique". Ces clichés ont été "diffusés à l'ensemble des services de police en charge du renseignement et de la surveillance des groupuscules extrémistes et des mouvements religieux radicaux".

L'agression de Cédric Cordiez, un militaire français de 23 ans, survenue trois jours après le meurtre mercredi à Londres d'un soldat britannique par deux islamistes radicaux, a particulièrement choqué, rappelle TF1 News. Cédric Cordier, membre du 4e régiment de chasseurs de Gap, participait à une patrouille Vigipirate à La Défense samedi lorsqu'il a été blessé au cou à l'arme blanche, aux alentours de 18h. Admis à l'hôpital militaire Percy, à Clamart, il en est ressorti lundi matin. Une incapacité totale de travail (ITT) de dix jours lui a été prescrite par les médecins.

Dimanche, sur France 5, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a déclaré que "des éléments" peuvent laisser penser que l'attaque est un acte terroriste "Je ne vous en dirai pas plus à ce stade, l'enquête ne fait que commencer", a-t-il ajouté, appelant à la prudence "à l'égard de tout amalgame". Pour le moment, la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie du dossier. L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'est rendu samedi soir au chevet du militaire, avait affirmé de son côté qu'"on a voulu [le] tuer parce qu'il est militaire", et souligné sa détermination à mener avec son collègue de l'intérieur Manuel Valls "une lutte implacable contre le terrorisme".


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