Milices chrétiennes en Centrafrique : l'armée française durcit le ton | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Milices chrétiennes en Centrafrique : l'armée française durcit le ton
©

Conflit

Milices chrétiennes en Centrafrique : l'armée française durcit le ton

Les anti-balaka, qualifiés "d'ennemis de la paix", seront traités en "bandits" s'ils continuent à s'en prendre aux musulmans.

Francisco Soriano, le général français à la tête de l'opération française "Sangaris", durcit le ton. Lors d'une rencontre publique avec les principaux dignitaires religieux centrafricains à Bangui, il a déclaré que "ceux qui se disent "anti-balaka" sont devenus les principaux ennemis de la paix en Centrafrique, ce sont eux qui stigmatisent les communautés".

Cette déclaration vise à mettre fin aux accusations portées jusqu'à présent contre les forces françaises : selon de nombreux observateurs, l'armée désarmerait exclusivement les membres de l'ex-rébellion Seleka, à majorité musulmane.

De son côté, le ministre français de la défense a rejeté les accusations de partialité. Selon Jean-Yves Le Drian, "la mission de la France est de faire que la sécurité revienne, que le désarmement (des milices) ait lieu et se fasse de façon impartiale".

Reste que le désarmement des milices musulmanes a renversé le rapport de force entre les communautés. Aujourd'hui, les anti-balaka, qui se présentent comme des milices d'auto-défense chrétiennes, se rendent coupables de la majorité des actes de pillage et de lynchage, forçant de nombreux civils musulmans à quitter le pays pour le Tchad ou le Cameroun. Lundi, un membre du Conseil national de transition, Jean-Emmanuel Ndjaroua, a été assassiné par des inconnus. Peu de temps avant, il dénonçait les exactions dont sont victimes les musulmans de sa région.

Le coordinateur des anti-balaka, Patrice Edouard Ngaïssona, se disait lundi prêt à déposer les armes, et à accepter le cantonnement des miliciens contre une aide à la réinsertion. Mais pour Francisco Soriano, "les cantonner, ce serait leur donner une légitimité qu'ils n'ont pas. Ce serait leur donner la possibilité de devenir une force qu'ils ne sont pas, au service d'un sombre dessein."

Lu sur L'Express

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !