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Midazolam : la Fédération des médecins de France réclame le droit de pouvoir administrer un sédatif
©LUDOVIC MARIN / AFP

Fin de vie

Midazolam : la Fédération des médecins de France réclame le droit de pouvoir administrer un sédatif

Dans un entretien accordé au Parisien vendredi, le président de la Fédération des médecins de France, Jean-Paul Hamon, a demandé le droit d'administrer des sédatifs.

Dans les colonnes du Parisien, Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France (FMF), réclame le droit de pouvoir administrer un sédatif, du midazolam, qui peut être utilisé pour mettre en œuvre une sédation profonde jusqu'à la mort. Il précise qu'il ne s'agit en aucun cas d'euthanasie. 

"C'est une étape supplémentaire dans la prise en charge de la douleur. [...] Ça s'appelle du soin. Evidemment, l'utilisation du midazolam serait tracée, encadrée".

Jean-Paul Hamon considère qu’il est inadmissible de réserver le droit d'administrer des sédatifs comme le midazolam au milieu hospitalier.

"Que fait-on des patients atteints de cancers incurables au stade terminal, des personnes âgées voulant mourir chez elles mais que la morphine ne peut même plus calmer ? On les laisse dans d'atroces souffrances et on dit à la famille, impuissante, que l'on ne peut rien faire ? C'est insupportable. (…) S'il fallait interdire d'exercice tous les médecins généralistes qui prennent en charge la fin de vie, sans être tout à fait dans les règles, la France serait un Sahara médical".

Le midazolam est un médicament qui est utilisé pour mettre en œuvre une sédation profonde et continue jusqu'à la mort lors d'un arrêt d'un traitement autorisé par la loi en cas "d'obstination déraisonnable".

Un médecin traitant, qui exerçait à Angerville-la-Martel, non loin du Havre, a été mis en examen au mois de novembre pour avoir involontairement causé la mort de cinq personnes âgées en prescrivant ce médicament, le midazolam, d'ordinaire réservé à un usage hospitalier. Dans le cadre de cette enquête, le corps de sept des patients du médecin, décédés entre 2015 et 2019, ont été exhumés. Cinq d'entre eux présentaient des traces de midazolam dans l'organisme.

Le Parisien

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