Meurtres de Montigny-lès-Metz : la justice décide le renvoi du procès de Francis Heaulme | Atlantico.fr
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Francis Heaulme
©Reuters, Vincent Kessler

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Meurtres de Montigny-lès-Metz : la justice décide le renvoi du procès de Francis Heaulme

L'ancien suspect, Henri Leclaire, était entendu ce lundi par le président de la cour d'assises, après que des témoins ont déclaré l'avoir identifié sur les lieux du crime.

Retour à la case départ à Montigny-lès-Metz : la justice a décidé ce mardi après-midi le renvoi du procès de Francis Heaulme. "Je veux faire part aux familles de mes regrets de ne pas pouvoir mener les débats à leur terme. La vérité est à ce prix" a expliqué le président de la Cour d'assises de Moselle : "Nous sommes convaincus que la vérité finira par être affirmée dans cette enceinte par la cour et le jury réunis".

L'audience avait repris ce mardi matin alors que, la veille, un coup de théâtre était  venu perturber le déroulement de l'audience : Henri Leclaire a refait surface. Cet homme suspecté, puis blanchi au cours de l'enquête est incriminé par de nouveaux témoignages de dernière minute. Celui-çi s'était accusé en 1986, lors de sa garde à vue, avant de se rétracter. Des témoignages qui, pour son avocat, Me Thomas Hellenbrand, ne sont qu'une "vaste plaisanterie" mais ont conduit le président de la cour d'assises à bouleverser le planning du procès en entendant dès ce mardi matin celui que l'on a appelle le "troisième homme".  

Henri Leclaire est passé à la barre. Le président lui a rappelé ses aveux de 1986, ce à quoi il a répondu : 

"Pourquoi vous dites n'importe quoi ", a insisté le président qui a mis la pression sur les épaules de Leclaire, qui était manutentionnaire dans une usine jouxtant la scène de crime à l'époque des faits. "Je ne l'ai jamais vu. Je n'en avais jamais entendu parler" a par ailleurs précisé l'homme concernant Francis Heaulme. Puis, Henri Leclaire est confronté au témoignage de Marie-Christine Bindlauer. Il reconnaît lui avoir livré ses courses quelques fois, la dernière fois, il est resté "une ou deux heures". Mais il ne se "souvient plus" de quoi il parlé. "Mais qu'est ce qu'on raconte à une femme d'avocat ? On parle pas de foot quand même !", s'agace le président. "Je suis surprise de cette amnésie totale", assure alors la témoin. Elle lui redit alors tous ce que, selon elle, Leclaire lui a confié ce jour là. Leclaire ne lui jette pas un regarde puis s'étonne : "je vous ai dit tout ça ?". Puis reconnaît à la barre : "tout ce qu'elle a dit, c'est vrai. Je lui ai bien dit ça". Avanr d'ajouter : "Tout ce que je lui ai dit, c’était faux, j’ai dit n’importe quoi."

Le principal accusé a une nouvelle fois revendiqué son innocence la veille. Celui que l'on surnomme "le routard du crime", est déjà condamné pour neuf meurtres, et doit répondre d'ici au 23 avril du double meurtre d'Alexandre Beckrich et Cyril Beining, 8 ans, massacrés à coups de pierre, le 28 septembre 1986, sur une voie ferrée. Ce double meurtre a valu à un autre suspect, Patrick Dils, deux condamnations et 15 ans de prison, avant qu'il soit acquitté en 2002. L'homme s'est présenté à la barre à son tour.  Heaulme s'est assis dans le box des accusés, les bras croisés.

Lu sur MyTF1News

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