Mediator : le médicament responsable de plus de 1 300 décès à long terme | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Mediator : le médicament responsable de plus de 1 300 décès à long terme
©

Lourd bilan

Mediator : le médicament responsable de plus de 1 300 décès à long terme

Selon le rapport de justice, le Mediator aurait dû être retiré entre 1998 et 2003 au vu des premiers cas. Il y aurait plus de 220 morts à court terme.

Le Mediator revient sur le devant de la scène. Accablé par un rapport d'experts missionnés par les juges chargés de l'instruction sur l'affaire, le médicament de Servier aurait dû être retiré des pharmacies entre 1998 et 2003 au vu des premiers cas confirmant ainsi ses "propriétés anorexigènes puissantes". Pourtant, il n'a été suspendu qu'en novembre 2009 et retiré définitivement en juillet 2010. Les experts estiment en outre que le Mediator serait responsable de 220 à 300 décès à court terme.

A long terme, le bilan pourrait être beaucoup plus lourd puisque le rapport parle de 1 300 à 1 800 décès. Pour autant, le bilan des victimes imputable à ce médicament devrait s'alourdir au fil des années. Le quotidien Le Figaro évoque, lui, une fourchette de 3 100 à 4 200 hospitalisations.

Pour rappel, les responsables de l'Agence du médicament ont été mis en examen le 19 mars dernier pour homicides et blessures involontaires. Ils sont soupçonnés de négligence. Deux personnes avaient déjà été mises en examen en février, à savoir Jean-Michel Alexandre et Eric Abadie, respectivement pour "participation illégale d'un fonctionnaire dans une entreprise précédemment contrôlée" et pour prise illégale d'intérêt. Le Mediator est un médicament contenant une molécule coupe-faim du nom de benfluorex. Il aurait été prescrit par les médecins pendant trente ans pour lutter contre l'excès de graisses dans le sang puis pour aider les diabétiques en surpoids.

Lu sur Le Nouvel Obs

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !