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Marine Le Pen sur le plateau de "Des paroles et des actes"
Marine Le Pen sur le plateau de "Des paroles et des actes"
©France 2

L'esquive

Marine Le Pen a refusé de débattre avec Jean-Luc Mélenchon

Le candidate frontiste était l'invitée de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2. Elle est restée en plateau avec le candidat du Front de Gauche, mais sans lui répondre.

(Mis à jour vendredi 25 février à 9h15)

Marine Le Pen était jeudi soir l'invitée de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2. Interrogée d’entrée de jeu sur ses difficultés à recueillir des parrainages, dont elle se plaint régulièrement, la candidate du Front National a été évasive : "On ne va pas passer une demi-heure à parler de mes parrainages. C'est un piège des grands partis pour ne pas que je parle d'autres choses. Mais cela progresse".

C’est une Marine Le Pen très offensive qui s’est présentée sur le plateau de France Télévisions. Fustigeant les énarques et les étudiants des grandes écoles qui ont fait de la politique "un robinet d'eau tiède", elle a revendiqué ses récentes sorties humoristiques, comme le fait d'avoir chanté Dalida sur i>Télé.

Répondant aux remarques des journalistes de France 2, selon lesquels elle attaque plus particulièrement Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen s'est justifiée en faisant référence au bilan du président sortant. "Nicolas Sarkozy a fait tout un tas de promesses. Il ne les a pas tenues. Il est donc normal de mettre le président sortant face à  son bilan. Mon rôle est de dire aux Français : 'vous avez été trahi'".

Le Pen / Mélenchon : l'impossible débat

Elle a poursuivi sur une attaque à l'attention de Jean-Luc Mélenchon : "si vous étiez aussi sévères avec lui qu'avec Jean-Marie Le Pen, il ne serait pas sur ce plateau ce soir". Jean-Luc Mélenchon avec qui elle n’a finalement pas accepté de débattre. Marine Le Pen n’a toutefois pas quitté le plateau à son arrivée, mais a reproché à David Pujadas de lui avoir imposé un adversaire "dans une logique commerciale". Elle a par la suite fait la liste de ses griefs à l’encontre du candidat du Front de Gauche, à qui elle reproche un "comportement inadmissible" et "insultant" vis-à-vis d’électeurs du Front National. Et d’ajouter qu’il n’est pas un "véritable candidat", dans la mesure où il s’est dit en faveur d’un accord de désistement avec le parti socialiste.

Le face-à-face entre Henri Guaino et Marine Le Pen

La candidate FN a également débattu avec Henri Guaino. D'un débat de chiffres sur l'immigration, les deux protagonistes sont passés à l'Europe. Pour le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, "passer de 180 000 visas à 10 000 (comme le propose Marine Le Pen) n'est pas possible". Celle-ci a répondu en accusant l'UMP de renoncement face à l’Union européenne, Henri Guaino lui a répondu : "dans une République il faut composer. La France n'est pas seule au monde". Et d’assurer que la France n'a pas abandonné sa souveraineté en adoptant le mécanisme européen de stabilité.

La candidate frontiste est aussi revenue sur deux volets de son programme économique : la mise en place d'une contribution sociale sur les importations et l'augmentation de 200 euros des bas salaires. Interrogée par l'économiste François Lenglet sur le financement de ces mesures (il trouvait une différence de 5 milliards d'euros entre ses dépenses et ses recettes), elle a botté en touche, un peu embarrassée : "Vous cherchez en réalité à faire peur aux Français parce que je veux changer le modèle économique et je suis la seule à vouloir le changer". Interrogée sur une éventuelle dévaluation, corollaire d'un retour au franc, Marine Le Pen a assuré : "Je veux une parité un franc, un euro. Les Français ne perdront pas un centime".

La candidate a également promis de profonds remaniements de la Constitution, adoptés par référendum, et notamment la suppression de certaines aides sociales à destination des étrangers, comme l'aide médicale d'Etat accordée sous conditions aux sans-papiers.

Concernant l’immigration clandestine, elle s'est opposée à la régularisation des sans-papiers, quel que soit le temps qu'ils ont passé en France. Chahutée par David Pujadas, elle a fini par admettre que des charters seront nécessaires pour reconduire à la frontière les immigrés clandestins. Elle affirmait d'abord qu'ils quitteraient volontairement le pays s'ils ne recevaient plus d’aides sociales.

Parmi les autres mesures qu’elle envisage de mettre en place si elle est élue, Marine Le Pen s’est dit pour la mise place d’une garde civile, à défaut d’un retour au service militaire, impossible budgétairement. Elle s’est opposée au permis à point "loi injuste qui créé des délinquants" et a parlé de la sortie du nucléaire comme d’"un objectif louable mais pour l'instant ce n'est pas possible. Je ne vais pas fermer de centrale mais je vais les sécuriser", a-t-elle ajouté.

Minute par minute, retrouvez l'intervention de Marine Le Pen

Sur la question du remboursement de l'avortement, posée par Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen refuse tout simplement de répondre.

Elle demande à Jean-Luc Mélenchon de promettre qu'il n'appellera pas à voter pour François Hollande au second tour de la présidentielle. Celui-ci réplique que les accords de désistement vont dans les deux sens.

Marine Le Pen fait la liste de ses griefs contre Jean-Luc Mélenchon, qu'elle accuse de l'avoir insultée et d'avoir "insulté" les Français adhérents du FN.

Jean-Luc Mélenchon est arrivé, Marine Le Pen n'a pas quitté le plateau. Elle refuse tout de même le débat, accusant David Pujadas d'avoir organisé ce débat dans une "logique commerciale" de "politique spectacle".

Marine Le Pen s'oppose à la régularisation des sans-papiers, quel que soit le temps qu'ils ont passé en France. Chahutée par David Pujadas, elle finit par admettre que des charters seront nécessaires pour reconduire à la frontière les immigrés clandestins. Elle affirmait d'abord qu'ils quitteraient volontairement le pays s'ils ne recevaient plus les aides sociales.

Pour la candidate frontiste, le retour du service militaire n'est pas possible budgétairement. Elle propose à la place la mise en place d'une garde civile.

"La sortie du nucléaire est un objectif louable mais pour l'instant ce n'est pas possible. Je ne vais pas fermer de centrale mais je vais les sécuriser", affirme-t-elle.

Marine Le Pen se dit contre le permis à point "loi injuste qui créé des délinquants".

Le débat entre Marine Le Pen et Henri Guaino débute. Le conseiller de Nicolas Sarkozy affirme que Marine Le Pen pose des questions qui concernent tous les Français, mais y apporte des réponses qui ferment le pays. D'un débat de chiffres sur l'immigration (pour l'autre, elle monte), les deux protagonistes passent à l'Europe. Pour Guaino, "passer de 180.000 visas à 10.000 (comme le propose Marine Le Pen) n'est pas possible". Celle-ci répond en accusant l'UMP de renoncement sur la question européenne, Henri Guaino répond "dans une République il faut composer. La France n'est pas seule au monde". Il assure que la France n'a pas abandonné sa souveraineté en adoptant le mécanisme européen de stabilité.

Marine Le Pen promet de profonds remaniements de la Constitution par référendum, notamment la suppression de certaines aides sociales à destination des étrangers, comme l'aide médicale d'Etat, accordée aux sans-papiers sous conditions.

Interrogée sur une éventuelle dévaluation, corollaire d'un retour au franc, la candidate FN affirme : "Je veux une parité un franc, un euro. Les Français ne perdront pas un centime". Sur les questions économiques, elle semble un peu embarrassée.

Marine Le Pen confirme deux volets de son programme économique : la mise en place d'une contribution sociale sur les importations et l'augmentation de 200 euros des bas salaires. Interrogée par l'économiste François Lenglet sur le financement de ces mesures (il trouve une différence de 5 milliards d'euros entre ses dépenses et ses recettes), elle botte en touche : Vous cherchez en réalité à faire peur aux Français parce que je veux changer le modèle économique et je suis la seule à vouloir le changer.".

Première attaque à l'attention de Jean-Luc Mélenchon, dont on ne sait toujours si la candidate frontiste acceptera ou non de débattre avec lui en fin d'émission : "si vous étiez aussi sévères avec lui qu'avec Jean-Marie Le Pen, il ne serait pas sur ce plateau ce soir".

Répondant aux remarques des journalistes de France 2, selon lesquels elle attaque plus particulièrement Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen s'est justifiée en faisant référence au bilan du président sortant. "Nicolas Sarkozy a fait tout un tas de promesses. Il ne les a pas tenues. Il est donc normal de mettre le président sortant face à  son bilan. Mon rôle est de dire aux Français : 'vous avez été trahi'".

Ce soir, Marine Le Pen attaque les énarques et les étudiants des grandes écoles qui ont fait de la politique "un robinet d'eau tiède". Elle revendique ses dernières sorties humoristiques, comme le fait d'avoir chanté Dalida sur i>Télé.

Marine Le Pen est ce jeudi soir l'invitée de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2. Interrogée sur ses difficultés à recueillir des parrainages, dont elle se plaint régulièrement, la candidate du Front National a été évasive : "On ne va pas passer une demi-heure à parler de mes parrainages. C'est un piège des grands partis pour ne pas que je parle d'autres choses. Mais cela progresse".

Lu sur France 2

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