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Mariage pour tous : l'opposant Nicolas B. condamné mais libéré, les "veilleurs debout" se réjouissent
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Ils ne lâchent (toujours) rien

Mariage pour tous : l'opposant Nicolas B. condamné mais libéré, les "veilleurs debout" se réjouissent

En appel, le manifestant anti-mariage homosexuel, emprisonné 20 jours à Fleury-Mérogis, a été condamné à 3 000 euros d'amende, dont 1 500 avec sursis.

3 000 euros d'amende, dont 1 500 avec sursis. Mardi, l'opposant au mariage pour tous Nicolas B., condamné à la mi-juin à quatre mois de prison dont deux ferme, a donc vu sa peine réduite en appel. Cet étudiant en histoire de 23 ans, incarcéré une vingtaine de jours à la prison de Fleury-Mérogis pour rébellion face à la police lors de manifestations non autorisées contre le mariage homosexuel, a été libéré mardi soir peu avant 21h, rapporte Le Parisien. Il a quitté la maison d'arrêt sans être vu de la presse et sans s'exprimer.

Quelque 200 personnes se sont rassemblées dans la soirée sur la place de l'Odéon à Paris pour saluer sa libération. "C'est une victoire pour la justice et contre la police", a déclaré au micro un porte-parole. Depuis plus de quinze jours, les "veilleurs debout" se relayaient nuit et jour dans plusieurs villes de France pour protester contre l'incarcération de Nicolas, considéré par ses soutiens comme un "prisonnier politique"Dans un communiqué, la Manif pour tous s'est réjouie mardi soir du verdict rendu, estimant que la cour d'appel avait examiné les faits "avec une sérénité qui avait sans doute fait défaut à l'occasion de son passage en comparution immédiate".

Dans son réquisitoire, l'avocate générale avait demandé 5 mois avec sursis et 1 000 euros d'amende pour les faits de "rébellion", rappelle l'AFP. Elle ne s'était cependant pas opposée à sa remise en liberté. "Si toutefois la cour devait prononcer une peine ferme, qu'elle n'excède pas la durée de la détention effectuée", soit 19 jours, avait-t-elle demandé. L'avocat de la défense avait quant à lui plaidé la relaxe générale.

"Ramassis d'inexactitudes", "j'ai été bastonné", "arbitrairement privé de liberté" : lors de l'audience, Nicolas s'est présenté en victime, racontant avoir été "capturé" lors de sa première interpellation puis "attaché, ceinturé et jeté comme un animal". Selon des témoins ayant assisté à son procès en appel, le jeune homme aurait fait preuve d'insolence à l'égard des juges, rapporte La Vie. Selon l'AFP, l'ambiance s'est même tendue au moment d'une question de l'avocate générale : "Puisque vous voulez orienter ma réponse", "si vous me donnez des leçons", s'est-t-il indigné.

Lors de sa dernière prise de parole, Nicolas a évoqué ses premières condamnations dans ce "palais prétendument de justice" et précisé à la cour qu'elle avait aujourd'hui "l'occasion de restaurer la confiance en la justice". Avant de rappeler aux magistrats que "19,6% de la richesse nationale est prélevée pour payer vos salaires !". Avant lui, ses trois avocats avaient insisté sur son casier judiciaire vierge et ses conditions de détention "indignes". "Il a été mis à l'isolement dans un quartier de sécurité pour les personnes les plus dangereuses", s'est indigné Me Pierre-Philippe Boutron Marnion.


Manif pour tous : peu de "Veilleurs" pour...par LeNouvelObservateur

Lu sur Le Parisien.fr

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