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Manuel Valls veut accélérer encore le rythme des réformes
Manuel Valls veut accélérer encore le rythme des réformes
©Reuters

De l'avant

Manuel Valls : "la réforme territoriale est indispensable, stop au conservatisme, stop aux blocages"

Invité sur RMC, le Premier ministre a également évoqué la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Pour lui, "les faits sont graves".

La mise en examen de Nicolas Sarkozy ? "C'est un justiciable comme les autres. Les faits sont graves. Cela concerne des gens haut placés. Mais je dois m'en tenir aux principes : celui d'indépendance de la justice et celui de la présomption d'innoncence. (...) Je ne veux pas rentrer dans la polémique. La justice doit agir en toute légalité. Les juges ont le droit de s'engager sur le plan syndical et politique. Je ne veux pas faire croire qu'il y a eu un complot, il est nécessaire de laisser travailler les juges. La crise de confiance envers la justice ne doit pas s'accentuer".

La réforme territoriale ? "Nous avons besoin de créer 13 grandes régions ou peut-être moins si les parlementaires modifient la carte. Concernant le Limousin, le Poitou-Charentes, les débats sont ouverts. Il faut des grandes régions dont ont doit renforcer le potentiel économique. Malgré tous les conservatismes, cette réforme se fera. Les Français veulent des réformes, veulent avancer. Il faut des résultats en matière de croissance et de chômage mais ils voient aussi que les dossiers avancent : la réforme territoriale, le budget rectificatif, les intermittents, le pacte de responsabilité... La France avance. Nous ne cèderons à aucune menace. Le Sénat a saisi le Conseil constitutionnel mais au final ce dernier nous a donné raison. Le texte doit aller vite. Cette réforme est indispensable. Il est insupportable qu'on ne veuille pas avancer. Stop au conservatisme, stop aux blocages, c'est fini. Il faut dépasser cela. (...) Vous connaissez mon volontarisme mais j'ai voulu prévenir tout le monde : il faut avancer, réformer plus vite. Il faut agir avec le sens de la justice sociale. Rien ne peut m'empêcher d'avancer. Les réformes sont indispensebales".

Les piliers de sa politique ? "On a voté 4 milliards d'économies; Ma politique a un sens : soutien aux entreprises, soutien aux ménages et soutien aux revenus les plus faibles. Et puis, ce sont des économies. Nous n'allons pas modifier la ligne qui a été choisie. Dans le débat normal nous avons adopté de nombreux amendements dans ce projet de loi de finance rectificatif. (...) On doit baisser la dette car on ne peut pas continuer comme ça. La dette c'est 50 milliards par an et c'est 30 000 euros par tête, par habitant. Le cap est clair"

Une simplification du code du travail ? "Si, moi, on me dit que, en faisant évoluer les seuils, cela permet la création de milliers d'emplois, ma responsabilité, c'est de dire aux partenaires sociaux avancez, trouvez les bonnes solutions. Mais sur les seuils, ou sur le Code du travail, il ne s'agit pas d'enlever des droits, il s'agit d'être plus efficace, de simplifier. Il ne s'agit pas d'inventer de nouveaux droits, il s'agit de faire en sorte que ces droits puissent réellement se mettre en oeuvre, mais là aussi encore de manière pragmatique. Que les partenaires sociaux se saisissent de ces dossiers"

Conférence sociale ? "Nous avons créé un droit nouveau : le compte de prévention de la pénibilité. Face à tout cela, il faut être pragmatique. Les chefs d'entreprise me demandent de baisser les charges par le crédit impôts compétitivité. Jamais un tel effort n'a été fait ; Mais les chefs d'entreprise me disent aussi de faire attention à la compléxité de la mise en oeuvre de ce compte pénibilité. Donc 4 vont être mis en oeuvre. On va d'abord tester cela avant de regarder de près ce qu'on pourra faire après. Nous allons aider les entreprises et simplifier les normes. Il faudra que tout cela soit discuté avec les partenaires sociaux. Le dialogue social est la marque du gouvernement".

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