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Manifestation lycéenne : une journaliste visée par une bouteille d'acide
©JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Agression

Manifestation lycéenne : une journaliste visée par une bouteille d'acide

Le journal La Voix du Nord s'inquiète de la détérioration des relations entre les journalistes et les manifestants.

Agnès Bayeul, journaliste à La Voix du Nord a été visée par une bouteille d'acide ce vendredi alors qu'elle couvrait une manifestation lycéenne.
Interrogée par France 3 hauts-de-France, la journaliste confie : "c'était très choquant". Depuis jeudi, Agnès Bayeul, journaliste à La Voix du Nord, couvre les manifestations et le blocage du lycée Voltaire de Wingles dans le Pas-de-Calais. 
"Ce matin, je les ai sentis plus réticents, ce n'était pas les mêmes élèves que la veille". Alors qu'elle enregistre une vidéo filmée d'une jeune fille, d'autres élèves lui jettent un œuf. Agacée, la journaliste leur a dit "Si vous refaites ça, je me casse" avant de partir.

Plus tard, la journaliste prend place entre les CRS et les lycéens et est vidée par une bouteille d'acide qui tombera seulement "à 30 centimètres" d'elle. En esquivant le projectile, elle tombe au sol, s'écorche les mains et brise l'écran de son téléphone portable. L'intéressée s'en sortira sans blessure grave. Elle décrit le projectile : " C'est un mélange d'acide et d'aluminium dans une bouteille en plastique, avec la pression, ça explose" et assure "c'est clairement nous qui étions visés".
Dans un communiqué de presse, La Voix du Nord s'inquiète "d'une très forte dégradation de nos rapports" avec les manifestants. Le journal rappelle : 
" Les journalistes régionaux et les correspondants vont chaque jour au contact de la population. Cette proximité nous permet d’aller au plus près de la réalité. Nous n’avons pas attendu les récents événements pour dénoncer l’abandon de certains territoires, la fracture sociale et numérique dont sont victimes des populations qui se sentent déclassées.
Nous sommes encore là quand il y a des bonnes nouvelles : l’implantation d’une nouvelle entreprise, une rénovation urbaine, un regain d’activité… Cette proximité nous permet de traiter de façon équilibrée les conflits, en nous engageant pour la région, aux côtés de ceux qui la font vivre.
Nos 310 journalistes continueront à exercer leur métier avec sang-froid et équilibre, parce que nous pensons que c’est le contrat de confiance qui nous lie à la majorité des lecteurs et des habitants du Nord – Pas-de-Calais. On peut décrier la presse, lui faire des reproches qu’elle mérite parfois. Il n’en reste pas moins que les seuls pays où la presse n’est pas libre de faire son travail sont des dictatures."

Lu sur La Voix du Nord

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