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Les opposants au mariage homosexuel descendent une nouvelle fois dans la rue dimanche à Paris
Les opposants au mariage homosexuel descendent une nouvelle fois dans la rue dimanche à Paris
©REUTERS/Pascal Rossignol

C'est parti

Manif pour tous : 150 000 manifestants selon la police, plus d'un million pour les organisateurs

La préfecture a estimé le nombre de manifestants à 150 000, l'organisation, elle, parle de mensonge.

Le coup d'envoi de la manifestation des anti-mariage gay a été donné à Paris. Alors que la loi est promulguée depuis huit jours et que le premier mariage gay sera célébré mercredi à Montpellier, les détracteurs de la "loi Taubira" n'ont pas renoncé à une ultime démonstration de force, dans un climat particulièrement tendu. Quatre cortèges sont prévus dans la capitale, trois organisés par le collectif "la Manif pour tous" et un par l'institut Civitas, proche des catholiques intégristes. Ils doivent converger vers les Invalides. Environ 4 500 policiers et gendarmes sont mobilisés, les autorités redoutant des débordements d'éléments extrémistes.

Avec trains et cars venus de province, la Manif pour tous table sur une participation semblable à celle de sa manifestation du 24 mars, lorsqu'elle avait mis "plus d'un million de personnes dans la rue". La police s'attend à environ 200 000 manifestants et chiffre à quelques centaines les "ultras" qui pourraient vouloir en découdre. Avant même ce grand rassemblement, 56 militants anti-mariage homo ont été placés en garde à vue dans la nuit de samedi à dimanche après une manifestation surprise en plein milieu des Champs-Elysées.

18H25 Les organisateurs de la manifestation contre le mariage pour tous annoncent un million de participants, alors que la préfecture a dénombré 150 000 personnes. L'organisation parle de mensonge.

Le ministère de l'Intérieur a estimé sur France 5 qu'il avait "incontestablement", "moins de monde que lors des dernières manifestations". Par ailleurs, Manuel Valls a déclaré que plusieurs dizaine d'interpellations avaient eu lieues depuis ce matin. 

16H40 La tête du cortège qui a défilé à l'appel des intégristes de Civitas arrive place de l'Opéra à Paris.

16H28  Selon des images télévisées, une vingtaine de membres de la mouvance "Génération identitaire" occupent la terrasse du siège du PS, rue de Solférino à Paris. Ils y ont déployé une banderole "Hollande Démission".

16H20  Sous l’œil interloqué des traditionalistes de Civitas, les Jeunesses nationalistes emmenés par leur leader lyonnais Alexandre Gabriac scandent "Les Françaises aux Français !", "On est chez nous !", ou encore "Aujourd'hui anarchie, demain ordre nouveau!"

16H18  Des manifestants se mêlent d'une interpellation à l'angle du boulevard des Invalides et de l'avenue Constant-Coquelin. Face-à-face tendu entre quelques dizaines de manifestants et des policiers en civil. Le retour au calme revient après quelques minutes et l'intervention de renforts en tenue et des services d'ordre de la manifestation.

16H16  Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse, qualifie de "succès" la manifestation, estimant que ce "mouvement patriote" va "probablement perdurer sur d'autres thématiques".

16H15 Rue des Mathurins, dans le VIIIe arrondissement, au passage du cortège de Civitas et des Jeunesses nationalistes, des riverains crient "Retournez à Vichy ! Fachos !" et "Respectez la démocratie !". Une autre habitante se fait à l'inverse acclamer en agitant des drapeaux français et des drapeaux de la Manif pour Tous. Les manifestants chantent, entre deux Ave Maria, "Ne détruisez pas l'ordre naturel, c'est Taubira qui le détruit, assez, assez de ces assassins".

16H11 Le cortège des élus est arrivé aux Invalides. Devant le podium, une banderole blanche avec des lettres noires en français et en arabe indique: "les Français Musulmans Disent NON au mariage homosexuel", constate une journaliste de l'AFP sur place.

16H00 Fin de la petite escapade de la part d'une cinquantaine de manifestants pour aller sur les Champs-Elysées. Beaucoup de forces de l'ordre et de CRS y sont deployés pour prévenir tout débordement. Des badauds regardent les manifestants et prennent des photos, selon une journaliste sur place.

15H33   "Il est évident qu'il faudra abroger la loi et la réécrire. On peut pas se battre contre cette loi et ensuite expliquer que l'abrogation sera impossible. Ayons la décence de ne pas chercher a récupérer de façon politicienne ce mouvement, le but n'est pas de transformer ceux qui sont là en militants", déclare dans le cortège Laurent Wauquiez, député UMP.

15H30 A l'arrière du cortège de Civitas, le groupe d'extrême droite des Jeunesses nationalistes défile derrière sa banderole. Ils scandent "bleu blanc rouge, la France aux Français". Certains portent une photo de singe avec la mention "Mariage pour tous ? Et pourquoi pas pour lui ?"

15H27 Une centaine de jeunes ont quitté le cortège de la manif place Iéna. Très gros déploiement policier derrière eux. Au moins 15 camions les suivent toutes sirènes hurlantes, rapporte une journaliste de l'AFP sur place.

15H23 Pour Hervé Mariton, député UMP, "depuis le début, on n'a pas vu une seule force de l'ordre, on nous fait passer par des rues pleines de voitures et zéro incident. Autant le ministre de l'Intérieur est irresponsable, autant la manif sait se tenir".

15H13 L'eurodéputé Bruno Gollnisch, proche de la mouvance catholique-traditionaliste, a rejoint Gilbert Collard en tête de la délégation du FN.

15H03 Alain Escada, président de Civitas, prévient les manifestants que les Femen prévoient une action le long du parcours et scande au micro: "Ni laïque, ni maçonnique, la France est catholique !" et "Sodome, Gomorrhe, culture de mort !"."Balayons les ennemis de la famille ! Balayons les ennemis du mariage !", lit-on sur la banderole de tête. "Non à la culture de mort. Avortement. Euthanasie. Mariage homosexuel. Trafic d'enfants", peut-on voir aussi sur une pancarte.

15H00 Pour le député écologiste Noël Mamère, Jean-François Copé, qui participe à "La Manif pour tous", "laboure des terres infâmes". "La droite paye le fait que Nicolas Sarkozy (...) a fait une campagne sur le thème de la droite identitaire, il ne faut pas s'étonner qu'aujourd'hui le manche du râteau revienne dans la figure de tous ceux qui ont soufflé sur les braises et qui ont été dans la surenchère. M. Copé s'obstine à vouloir continuer dans ce sens-là, il laboure sur des terres infâmes et doit être sanctionné pour ça par les électeurs", a-t-il déclaré au "Forum" de Radio J.

14H57 "Regardez M. Valls, cette foule immense et pacifique. Est-ce que ce sont des terroristes ?", demande un organisateur au micro. Des affiches sont distribuées aux manifestants, certaines montrent un portrait de Gandhi barré de la mention "né d'un père et d'une mère ", d'autres indiquent "la grossesse n'est pas un CDD" ou encore "où est le progrès ?", selon une journaliste de l'AFP près d'Austerlitz.

14H50 La délégation FN, qui s'était donnée rendez-vous Porte Dauphine, ne réunissait qu'entre 100 et 200 sympathisants. Le groupe s'est élancé avec Gilbert Collard comme seule figure à sa tête, mais pas Marion Maréchal-Le Pen, visiblement en retard.

14H45 Dans le XVIIe arrondissement, au point de ralliement des intégristes de Civitas, sont surtout distribués à quelques centaines de manifestants le drapeau du Sacré-cœur, pour deux euros, ainsi que des balais, pour cinq euros. "Cette loi fut-elle promulguée, n'en reste pas moins pour nous illégitime parce qu'elle est contraire à la loi naturelle", déclare le président de Civitas, Alain Escada, à la journaliste de l'AFP sur place Annick Benoist. Il veut encourager "les maires et les élus municipaux à désobéir à cette loi".

14H42 Sur le devant du cortège de la Porte Dauphine, on se bouscule pour voir les ténors de l'UMP qui défilent. "On compte sur vous pour le retrait de loi après !", hurle un manifestant à l'adresse des leaders de droite.

14H40  Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des Evêques de France, déclare que "les personnes qui gâcheraient cette journée seraient hautement condamnables", ajoutant que "L'Eglise catholique, qui n'est pas organisatrice, désire vivement que la manifestation se déroule dans la paix".

14H30 - "Si vous croisez la démocratie ramenez-la à François Hollande", préconise la sono installée Porte Dauphine. "Dansez, chantez car aujourd'hui c'est la victoire". "Nous sommes déterminés mais non violents, je vous demande donc de laisser les journalistes circuler normalement pour qu'ils puissent faire leur travail, ainsi que la police", ajoute le speaker selon la journaliste sur place Marion Thibaut.

14h02  En tête du cortège de la Porte Dauphine, juste devant les politiques, quelqu'un brandit une pancarte: "Valls = menteur et tricheur, Valls = Cahuzac, Valls = démission", rapporte la journaliste de l'AFP Nadège Puljak .

14h00 - Ambiance à Saint-Cloud - L'arrêt de métro Porte de Saint-Cloud est désert pour le moment, constate le journaliste de l'AFP Clément Zampa. Sur la place, la foule est très clairsemée et scande quelques slogans : "socialistes, dictature !" et "Taubira t'es foutue, les Français sont dans la rue". Beaucoup de personnes âgées et de familles chantent la Marseillaise.

13H48On exprime une opinion, ce qui ne veut pas dire qu'on ne respecte pas la loi, une fois qu'elle est votée", avertit Gilbert Collard, député FN, ajoutant que c'est sa "dernière manif". "Je crois qu'il ne faut pas tomber dans le syndrome des cégétistes, de manifester pour manifester", précise-t-il à Andrea Bambino de l'AFP.

13H43 Arrivé au point de ralliement des élus, le député FN Gilbert Collard s'est glissé pendant quelques instants derrière la banderole principale, à quelques mètres de Jean-Francois Copé, qui ne le voyait pas, sa vue étant obstruée par les nombreux journalistes. Cherchant le point de ralliement du FN, il a vite rebroussé chemin avant de revenir, quelques secondes plus tard, au lieu de rendez-vous fixé aux élus, en majorité des UMP, relate Andre Bambino, journaliste de l'AFP sur place.

13h30- Le président de l'UMP, Jean-François Copé, vêtu d'une veste en cuir, arrive porte Dauphine. Assailli par des journalistes de télévision, il déclare que c'est "la dernière fois qu'il manifestera sur le sujet", mais entend "faire respecter la position" qui est celle de "millions de Français". "Le prochain rendez-vous sera dans les urnes", prévient-il.

13H15  "Nous serons tristes si (Frigide Barjot) ne vient pas", a lancé Ludovine de la Rochère, présidente du collectif La manif pour tous, lors de la conférence de presse d'annonce de la manifestation dimanche matin à Paris."Nous serons très nombreux aujourd'hui et nous comptons sur Hollande pour retirer cette loi. Le sujet de filiation est tellement important pour les générations futures que nous ne lâcherons rien", a-t-elle poursuivi.

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