Loyers : la Garantie Universelle des Loyers déjà critiquée | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
Loyers : la Garantie Universelle des Loyers déjà critiquée
©

Pas un franc succès

Loyers : la Garantie Universelle des Loyers déjà critiquée

La mesure doit être lancée en 2016 mais n'a pas encore de plan de financement.

Que va-t-il advenir de la Garantie Universelle des Loyers (GUL) ? Le projet initié par Cécile Duflot pour garantir aux propriétaires de toujours percevoir leur loyer, en se substituant à la caution, a été voté et doit entrer en application en 2016. Selon un sondage réalisé par Ipsos et que s'est procuré Europe1, plus de 90% des locataires et des propriétaires estimeraient avoir une relation sereine, rendant ainsi inutile le projet.

Mieux (ou pis, selon le point de vue), 76% des propriétaires et 55 % des locataires déclareraient même ne jamais avoir eu de désaccord. Ce sont même 36 % des locataires et 33 % des propriétaires perçoivent la GUL comme un coût supplémentaire. Et moins de 20% la considéreraient comme une véritable garantie. Des chiffres dont se sert le réseau immobilier Orpi pour combattre la mesure.

Une mesure sujette à un véritable problème de fonctionnement. La GUL ne bénéficie en effet d'aucun moyen de financement. S'il avait été prévu de faire payer les locataires et les propriétaires, à hauteur de 1% du loyer environ, l'idée a été abandonnée. Il va donc falloir trouver entre 700 millions et 1 milliard d'euros pour alimenter ce fonds. Pour le moment, 160 millions d'euros (via le 1% logement) ont été récupérés par le gouvernement. Le cabinet de Cécile Duflot annonce même ne pas s'inquiéter pour la suite. Les discussions sur la Loi de finances 2016 permettront de savoir qui avait raison.

Lu sur Europe 1

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !