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Les identités de 2 626 policiers retrouvées dans la clé USB d'une jeune femme radicalisée
©PHILIPPE HUGUEN / AFP

Terrorisme

Les identités de 2 626 policiers retrouvées dans la clé USB d'une jeune femme radicalisée

Des données sensibles ont été découvertes dans la clé USB d'une femme radicalisée, actuellement entendue dans l'enquête dans l'attentat djihadiste de Magnanville, rapporte Le Point ce mercredi.

Alors que, dans l'éventualité d'un attentat terroriste, les forces de l'ordre constituent des cibles préférentielles, la nouvelle, relatée par Le Point ce mercredi, fait froid dans le dos. Les identités, affectations et matricules de 2 6262 agents de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGRI) ont été retrouvés dans la clé USB d'une jeune femme fichée S pour radicalisation. Celle-ci est actuellement entendue dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Magnanville, au cours duquel les policiers Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider ont perdu la vie.

La fichée S a-t-elle volé la clé USB à la policière Maryline Bereaud ?

Si l'information est connue des autorités depuis un an, elle est traitée avec la plus grande confidentialité. De plus, celle-ci était quelque peu fortuite. En avril 2017, la jeune radicalisée, Mina B., est interrogée par les enquêteurs, qui veulent en savoir plus sur ses liens avec la mouvance radicale. Ses confidences mèneront les services de police à mener une perquisition à son domicile. Sur place, les enquêteurs trouvent un téléphone portable et un ordinateur, dont l'analyse mettra en lumière son enrôlement djihadiste, et une clé USB vide. C'est en la restaurant que le pot aux roses est découvert : des milliers de données confidentielles dans les mains d'une fichée S, depuis mise en examen.

Mais alors où la fichée S s'est-elle procuré ces fichiers ? Selon L'Express, cette certaine Mina B. aurait été hébergée à plusieurs reprises au domicile d'une policière, dont la fille était son amie. La fonctionnaire en question, Maryline Bereaud, a été interpellée lundi 9 avril dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Magnanville. La jeune Mina B. a-t-elle profité de ses allées et venues pour dérober la fameuse clé USB ? Le scénario reste à vérifier, puisque plusieurs sources au sein des services de renseignements affirment que c'est la policière qui aurait donné l'appareil de stockage à sa fille, après en avoir effacé les données. 

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