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Les écarts de salaires vont se réduire dans le monde
Les écarts de salaires vont se réduire dans le monde
©Reuters

Le petit écart

Les écarts mondiaux de salaires vont nettement se réduire d'ici 2030

Les salaires réels en France, comme aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, devraient croître "d'un tiers environ".

Voilà une projection très intéressante pour les chefs d'entreprise. Le cabinet de conseil PwC a réalisé une étude sur les écarts de salaires entre pays émergents et pays dits "matures". D'après son évaluation, ces écarts devraient se réduire "de manière significative d'ici à 2030". Le cabinet justifie son estimation par le fait que les salaires moyens dans les pays émergents seraient en train de fortement progresser au contraire des pays matures. Ainsi, les salaires mensuels de l'Inde pourraient quadrupler passant de 132 dollars en 2011 à 616 dollars en 2030. Cela peut paraître peu mais actuellement, les salaires indiens sont 28 fois inférieurs aux salaires français. En 2030, ils ne devraient être que 8 fois inférieurs.

En effet, les salaires réels en France devraient passer de 3 821 dollars à 5 022 dans 16 ans. Aux Etats-Unis, ils seraient en passe d'évoluer de 3 482 dollars à 4 574 dollars alors que la Grande-Bretagne passerait de 3 433 à 4665 dollars. Ces trois pays devraient donc croître "d'un tiers environ", d'après l'étude. En Chine, le salaire moyen augmenterait pour représenter plus de la moitié de celui de l'Espagne.

Toutes ces évolutions pourraient donc "bouleverser les délocalisations", estime le cabinet de conseil avant d'ajouter : "les entreprises pourraient relocaliser certaines activités de production ou de services dans leur pays d'origine, comme ont déjà commencé à le faire certaines sociétés américaines, ou bien elles pourraient les transférer dans des pays à relativement plus bas coût". L'autre scénario envisagé est que "les entreprises pourraient se réimplanter dans des pays où les coûts sont initialement plus élevés, mais qui sont géographiquement plus proches, renforçant ainsi leur contrôle sur leur chaîne d'approvisionnement".

lu sur La Tribune

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