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Les banques françaises seraient en fait les plus faibles d'Europe
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Pas brillant

Les banques françaises seraient en fait les plus faibles d'Europe

Une équipe de chercheurs de l’Université Stern de New York est arrivée à des résultats très éloignés de ceux mis en avant lors des stress tests bancaires européens, en raison d’une méthodologie différente du calcul des risques, basée sur la valorisation du marché.

Après la publication des tests de résistance bancaires par la Banque centrale européenne ce dimanche 26 octobre, et après le succès rencontré par les établissements français, un son cloche différent se fait entendre. Dans un article publié par le Financial Times, la situation des banques françaises est présentée comme étant la plus faible de toute la zone euro.

En effet, une équipe de recherche de l’Université Stern de New York a pu faire état de la différence de ses résultats, en raison d’une méthodologie différente du calcul des risques, basée sur la valorisation du marché. "En utilisant cette méthodologie, appelée SRISK, Monsieur Acharya met en évidence un manque en capital de 400 milliards d’euros pour les institutions financières françaises, en cas de survenance d’une crise. Un manque plus important que les Etats Unis ou le Royaume Uni, malgré des secteurs financiers bien plus importants. En regardant simplement les banques françaises qui ont été testées par la Banque centrale européenne, qui n’a trouvé aucun manque de capital, SRISK obtient un manque de 189 milliards d’euros" a dit l'un des chercheurs.

Si la France est le principal pays visé par cette étude, l’Allemagne n’est pas en reste avec un manque de 100 milliards d’euros. Pour l’ensemble de la zone euro, les chercheurs pointent un total de 450 milliards d’euros, soit 22 fois plus que le résultat total trouvé par les experts de la BCE.

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Comme le rappelle le Financial Times, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer,  s’était pourtant félicité des « excellents » résultats des banques françaises. Si l’objectif des tests de resistance était de permettre un retour de la confiance, l’objectif semble être compromis.

Lu sur le Financial Times

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