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Législative partielle dans le Doubs : Pierre Moscovici s'immisce dans le débat sur les consignes de vote
©Reuters

Grain de sel

Législative partielle dans le Doubs : Pierre Moscovici s'immisce dans le débat sur les consignes de vote

Dans un billet publié mercredi 4 février, Pierre Moscovici s'offusque de la stratégie du "ni-ni" adoptée par l'UMP après la défaite de son candidat à l'élection législative partielle de dimanche dans le Doubs.

Parce qu'il s'agit de son ancien siège de député et de son ancienne circonscription, Pierre Moscovici n'a pas pu s'empêcher de mettre son grain de sel dans les débats qui agitent la classe politique française, trois jours après le premier tour de l'élection législative partielle dans le Doubs.

Après la défaite du candidat de l'UMP Charles Demouge (26,54% des voix), battu par la candidate du Front National Sophie Montel, arrivée en tête avec 32,6% des voix, et la qualification pour le second tour du candidat du PS Frédéric Barbier (28,8% des voix), l'UMP a en effet décidé d'adopter la stratégie du "ni-ni", en vue du second tour, au grand dam du PS.

Depuis Bruxelles, le commissaire européen aux affaires économique a pris sa plume pour critiquer sur son blog la décision du bureau politique de l'UMP. "Il me paraissait évident que l’UMP devait faire évoluer sa doctrine ambiguë du « ni-ni » – ni Front national, ni Parti socialiste – et clarifier ses options" écrit Pierre Moscovici, qui a été député de la quatrième circonscription du Doubs pendant 20 ans. "Cela me parait grave" écrit-il un peu plus loin.

"Les Socialistes ont, depuis 2002, été souvent soumis au choix cornélien d’un second tour opposant le Front national et l’UMP, à la Présidentielle ou dans des élections législatives. Et ils n’ont jamais, jamais hésité, même si c’est toujours difficile", a rappelé Pierre Moscovici.

"Comment ne pas prendre nettement position contre un parti dont la candidate a affirmé « l’évidente inégalité entre les races » ?" ajoute-t-il, en référence à des déclarations de Jean-Marie Le Pen datant de 1996, défendues par Sophie Montel à l'époque. L'ancien député du Doubs estime toutefois que les électeurs du Front National "ne doivent pas être stigmatisés".

Pierre Moscovici dit espérer que les électeurs du Doubs "écarteront par leur vote ces calculs trop tactiques" et "donneront une leçon de clarté démocratique". Il les appelle à "se rassembler autour de la candidature de Frédéric Barbier".

Lu sur le blog de Pierre Moscovici

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