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Législative partielle dans le Doubs : les 4 enseignements du scrutin
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Analyse

Législative partielle dans le Doubs : les 4 enseignements du scrutin

Sophie Montel du FN et Frédéric Barbier, candidat du PS accèdent au second tour. Un scrutin qui a vu l'élimination du candidat de l'UMP. Cette législative partielle devrait laisser des traces.

FN/PS : voilà le duel du second tour de la législative partielle dans le Doubs qui s'est déroulée dimanche. L'UMP a été éliminée ce qui place Nicolas Sarkozy en position délicate. Ce scutin devrait en tout cas laisser des traces. Des enseignements sont en effet à tirer comme l'a dit Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop ce lundi au Figaro. 

  • Le PS profite d'un "effet 11 janvier"

D'abord, Frédéric Barbier, le candidat PS, a bénéficié dimanche d'une moindre démobilisation des électeurs socialistes de retour aux urnes après la bonne gestion de la crise par l'exécutif. Les attentats du 11 janvier aurait permis le "renouveau d'une fierté socialiste", selon Frédéric Dabi. La visite de Manuel Valls aurait aussi certainement joué un rôle dans le résultat du candidat socialiste. L'"effet 11 janvier" est cependant "limité, incomplet et partiel" car gauche perd 12 points par rapport à 2012, où Pierre Moscovici avait fait 40,8%.

  • Le contexte reste favorable au FN

Si le climat "d'union nationale" qui prévaut depuis quelques semaines, favorisent la remontée de l'exécutif, c'est le FN qui profite le plus du contexte national. Le parti de Marine Le Pen, pourtant en marge du grand mouvement républicain du 11 janvier, est le grand gagnant de cette législative partielle. Le candidat du FN arrive en tête avec plus de 9 points d'écart avec le candidat PS, alors qu'en 2012 il était à 16 points de Moscovici. "Dans ces circonstances où le clivage droite-gauche s'affaiblit, c'est le FN qui tire son épingle du jeu en prêchant un discours antisystème" explique Frédéric Darbi.

  • La présence au second tour de la présidentielle se confirme

Une récente enquête Ifop pour Marianne donne le FN en tête dans tous les cas de figure au premier tour de l'élection présidentielle de 2017. Le directeur général de l'Ifop envisage comme scénario "une élection où le premier tour sera une primaire entre le PS et l'UMP pour déterminer le candidat qui ira affronter Marine Le Pen au second tour". Cette législative partielle a donc confirmé ce scénario de plus en plus crédible.

  • La fin de la trêve à l'UMP

C'est la fin du climat d'union nationale qui perdurait depuis les attentats au sein de l'UMP. Alors que la numéro deux de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) ou Dominique Bussereau, député des Charentes- Maritimes, ont appelé à voter pour le candidat socialiste au nom d'un front républicain contre le FN, d'autres, comme Luc Chatel, Henri Guaino, Thierry Mariani ou Guillaume Peltier appellent les électeurs à ne voter ni pour le FN ni pour le "front républicain". 

Lu sur Le Figaro

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