Le président turc a-t-il lui-même ordonné d'abattre un avion russe... début octobre ? | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Le président turc a-t-il lui-même ordonné d'abattre un avion russe... début octobre ?
©

Secrets d'Etat

Le président turc a-t-il lui-même ordonné d'abattre un avion russe... début octobre ?

Selon les informations d'un lanceur d'alerte turc, relayé par Wikileaks, le président turc Recep Tayyip Erdogan aurait ordonné d'abattre un avion russe dans le ciel syrien il y a plusieurs semaines.

L'association WikiLeaks de Julian Assange, dont la raison d'être est de donner une audience aux fuites d'informations, a publié samedi soir un message appelant les internautes à se pencher sur d'anciens tweets du lanceur d'alerte turc Fuat Avni, qui "avec ses révélations sidérantes et jusqu’ici avérées (...) est devenu l’ennemi juré du président Erdogan", selon Rue89.

Les messages en question de Fuat Avni datent de début octobre. A ce moment-là, la Russie vient tout juste de lancer sa campagne de bombardements en Syrie. Et Fuat Avni (dont le nom signifie "Gorge profonde" en turc) assure que "Edorgan a donné l'ordre d'abattre un avion russe opérant en Syrie en clamant qu'il a violé l'espace aérien turc".

L'objectif ? Mobiliser ses électeurs avant les élections législatives du dimanche 1er novembre. C'est finalement le 24 novembre qu'un chasseur F-16 de l'armée de l'air turque a abattu un bombardier Su-24 impliqué dans les frappes aériennes russes en Syrie. Selon Ankara, l'avion russe a violé l'espace aérien turc, ce que dément Moscou.

En conférence de presse, le 2 décembre, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova s'est référée au Tweet du lanceur d'alertes, faisant remarquer qu'il était "très intéressant" que le fameux dénonciateur turc ait prédit cet événement dramatique il y a presque deux mois, rapporte le site Sputnik News.

Lu sur Sputnik News

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !