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Le grand maître du Grand Orient estime que "la République est en danger"
©Reuters

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Le grand maître du Grand Orient estime que "la République est en danger"

Daniel Keller, le grand maître du Grand Orient de France, s'alarme du "tapis rouge" qu'on "déroule" au FN à quelques semaines des élections régionales, dans une interview au Journal du Dimanche.

Dans cette entretien, le grand maître du Grand Orient de France, première obédience maçonnique, estime que le Front national "est l’expression d’un bloc qui, finalement, n’a jamais admis la Révolution française, n’a jamais admis la République et dont les racines philosophiques, intellectuelles et politiques sont authentiquement réactionnaires." Pour lui, "la République reste un combat. Ce n’est pas un régime acquis définitivement. Si tout le monde baisse les bras, je le dis : la République est en danger." 

Il appelle les "150.000 à 170.000 maçons" de France à se "mobiliser sur le terrain" pour faire barrage au Front national. "Aujourd’hui, la France souffre d’un tissu social déchiré et il faut le recoudre, réapprendre aux gens à se parler, retisser du lien. Le rôle des maçons c’est d’être les pédagogues de la République, et de rappeler que la République, ce n’est pas le populisme", dit-il.

"On est en train de dérouler le tapis rouge au Front national. Ce qui paraissait impossible devient chaque jour un peu plus vraisemblable s'agissant de la présidentielle de 2017", poursuit-il, notant en oute qu'on "ne peut pas exclure que la France soit à la veille d'une explosion sociale".

En ce qui concerne les Régionales, il estime que "le désistement républicain est, selon moi, le minimum à faire. Il faut éviter au maximum des triangulaires au second tour des régionales. Le désistement, ce n'est pas une magouille. C'est accepter de sacrifier ses propres couleurs pour l'intérêt général", fait-il valoir.

Il estime enfin que les migrants sont une "chance" pour l'Europe. "Je ne dis pas que la France doit accueillir tous les réfugiés du monde mais les chiffres dont on parle aujourd'hui n'ont rien d'insurmontable quand on se souvient des rapatriés d'Algérie ou des Espagnols qui ont fui le franquisme".

Lu dans Le JDD

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