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Le comédien Philippe Torreton critique les "grosses ficelles de propagande" de Jean-Luc Mélenchon
©Reuters

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Le comédien Philippe Torreton critique les "grosses ficelles de propagande" de Jean-Luc Mélenchon

Dans une lettre ouverte, l'artiste dénonce la manifestation du 23 septembre et l'accusation de "coup d'Etat social".

Jean-Luc Mélenchon, qui affirme avoir réuni 150.000 personnes ce samedi contre le "coup d'Etat social" d'Emmanuel Macron (30.000 personnes selon la police), ne fait pas l'unanimité. Le comédien Philippe Torreton a ainsi publié une lettre ouverte, sur le site de L'Obs, directement adressée au leader de la France insoumise.

Il commence par lancer ses quatre vérités à Jean-Luc Mélenchon : "Vous avez perdu les deux dernières élections majeures de ce pays. Les règles du jeu vous étaient connues : les modes de scrutin, la constitution... (...) Il me paraît alors évident que ces deux échecs sont les vôtres et uniquement les vôtres", débute-t-il. "Inutile d'invoquer l'altitude, le vent et la nature du terrain, Benoît Hamon ne serait en aucun cas actuellement votre Premier ministre car vous affirmiez, battant campagne, qu'il n'était pas question de marchandages et de tractations comme cela se passe habituellement dans les appareils politiques, appareils que vous n'avez eu de cesse de pourfendre. (...) Hamon était le bienvenu s’il renonçait à tout."

Torreton, qui fut soutien de Yannick Jadot durant les primaires à gauche, poursuit: "Votre stratégie n'a pas été la bonne: vous vouliez être président et vous n'avez pas passé la barre du premier tour; vous vouliez imposer la cohabitation en devenant le Premier ministre du Président Macron et pour se faire les Français, les gens donc, vous ont gentiment accordé 15 députés".

Il s'attaque ensuite directement à la manifestation de samedi. "Emmanuel Macron a gagné l'élection sur un programme et une méthode. Devenu président, il applique son programme et sa méthode. Il n'y a donc, ni de près ni de loin, un coup d'État. Cela s'appelle la démocratie. On peut exprimer ses doutes, voire ses craintes et son mécontentement, mais utiliser cette expression de "coup d'État" est indigne. Si ce qui se passe en France est un "coup d’Etat social", je ne sais comment qualifier le régime politique de Maduro."

. L'acteur dénonce des "grosses ficelles de propagande pour exciter les foules" et demande : "A quoi devons-nous nous attendre dans les prochains jours ? Un appel à prendre le maquis ?  À organiser des sabotages ? Les mots ont un sens et, vous qui êtes cultivé, le savez trop bien : l’écho des formules à l’emporte-pièce peut tuer". 

Lu dans L'Obs

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