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Le bizutage régresse mais le phénomène persiste
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Le bizutage régresse mais le phénomène persiste

Alors que les établissements d’études supérieures font leur rentrée, autorités et associations rappellent qu’il faut rester vigilent face au bizutage.

Depuis 1998 la loi punit le bizutage de 6 mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Une sanction dissuasive, car comme l'a constaté ce jeudi lors d'une conférence de presse Marie-France Henry, présidente du Comité national contre le bizutage (CNCB) : "il y a énormément d’établissements d’enseignements supérieur qui ont pris leurs responsabilités", notamment grâce aux différentes campagnes de sensibilisation.

Mais pas suffisamment. Le bizutage persiste constate Marie-France Henry. "Si le phénomène régresse, il reste encore bien présent dans certains établissements." En effet, on se souvient l'année dernière de cet étudiant à l'université de Paris-Dauphine qui avait eu des lettres de sang gravées sur le dos. En 2010, le CNCB avait recensé quatre décès liés directement au bizutage.

Plus inquiétant, le phénomène n’a pas disparu mais s’est transformé. Les week-end d’intégration, très prisés dans les grandes écoles, sont le nouveau visage du bizutage. Le CNCB constate que les comportements addictifs y sont en forte hausse.  En effet, de plus en plus d’étudiants, dont beaucoup de jeunes filles, se retrouvent dans un coma éthylique après une surconsommation d’alcool lors de ces fameux week-end, très organisés dans les écoles militaires et les grandes écoles. Selon le CNCB, les bizuths sont contraints à des "orgies d'alcool", à la consommation de "cocaïne" ou au "strip-tease intégral". "Des pratiques misogynes, dégradantes et discriminatoires à l'égard des étudiants" dénonce Mathieu Landau, du bureau de l'Unef. "Il faudrait qu'il y ait une politique volontariste à cet égard", a-t-il plaidé.

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, avait demandé dès cet été aux recteurs d'être particulièrement "vigilants" sur les bizutages et la consommation addictive d'alcool. Selon la ministre, seuls trois cas de bizutage ont été signalés depuis la rentrée scolaire.

Lu sur TF1 News

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