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Laurent Isnard, commandant des opérations spéciales : "Tant que des citoyens français seront menacés, nous irons les chercher"
©ISSOUF SANOGO / AFP

Sahel

Laurent Isnard, commandant des opérations spéciales : "Tant que des citoyens français seront menacés, nous irons les chercher"

Le vice-amiral Laurent Isnard, chef du commandement des opérations spéciales, s'exprime dans le JDD sur la libération de deux otages français au Sahel, qui a coûté la vie à deux soldats.

Le vice-amiral Laurent Isnard, chef du commandement des opérations spéciales, revient ce dimanche dans une interview au JDD sur l'opération de sauvetage des otages au Burkina Faso qui a coûté la mort à deux soldats français.

Il explique la rapidité de l'opération par le fait que les otages "passaient d'un groupe à un autre". A un moment, "nous nous sommes rendu compte qu'ils allaient quitter le Burkina Faso pour se rendre au Mali, ce qui impliquait un risque réel qu'ils passent entre les mains d'un groupe terroriste beaucoup plus dur. Il fallait donc absolument profiter de cette occasion, ce temps d'arrêt pendant lequel nous avions les otages et les terroristes en visuel, permettant d'envisager une action de libération. Après discussion avec nos commandos sur le terrain, l'état-major du commandement des opérations spéciales, ici à Paris, a planifié avec eux une opération en seulement quelques heures", détaille-t-il.

"Nous avons reçu une première bribe d'information sur la localisation du campement en tout début d'après-midi et nous avons donné l'assaut dans la nuit. (...) C'était une occasion unique, sachant que l'action était pointue. Car les terroristes ont pour consigne d'abattre leurs otages si ceux-ci risquent d'être libérés. Les commandos devaient donc s'approcher au plus près, en toute discrétion, pour être absolument certains de neutraliser les terroristes et de libérer les otages sains et saufs. C'est la raison pour laquelle nos commandos sont entrés simultanément dans les différentes huttes sans être certains de ce qu'ils y trouveraient. Il y a donc bien eu une prise de risque, assumée, partagée, car elle fait partie de notre métier", poursuit Laurent Isnard.

Laurent Isnard, qui se dit touché " très personnellement" par la mort des deux soldats, puisqu'il a commandé le commando Hubert, l'assure : "Tant que des citoyens français seront menacés et que nous recevrons la décision d'aller les chercher, nous irons les chercher".

"C'est notre métier, c'est notre mission et nous continuerons à la faire. Il n'y a aucun doute là-dessus (...) nous sommes prêts à recommencer dès demain matin", insiste-t-il. Il observe que "lorsque le peloton de gendarmerie de haute montagne va chercher des skieurs qui font du hors-piste, il ne se pose pas la question de savoir d'où ils viennent ou qui ils sont. Il en est de même pour nous."

Le JDD

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