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La Turquie cède à la pression américaine et relâche le pasteur Brunson

Au cœur d'un conflit diplomatique très important, le pasteur a été condamné pour terrorisme mais relâché par le pouvoir turc.

 

C'est une nouvelle victoire diplomatique pour Donald Trump dans le bras de fer qui l'opposait à Erdogan sur fond de guerre économique. Le Président américain demandait que soit relâché le pasteur américain Andrew Brunson, alors que la justice turque l'accusait d'avoir soutenu des groupes terrotistes. Même si le conflit économique entre Ankara et Washington dépassait ce simple cas, le pasteur Brunson était devenu le symbole d'un conflit entre les deux pays. L'effondrement de la livre turque et l'affaiblissement de l'économie du pays ont certainement eu raison d'un gouvernement turc qui dénonçait pourtant depuis plusieurs mois l'ingérence des Etats-Unis, coupables selon lui de procéder à du chantage économique et d'héberger l'opposant numéro 1 au régime, Fethullah Gülen. 

Le gouvernement turc accusait le pasteur, installé à Izmir depuis 20 ans, d'avoir participé au coup d'Etat de 2016, putsch râté qui a relancé le nationalisme d'Erdogan. Ankara avait déjà cédé en sortant le pasteur Brunson de prison pour le mettre en résidence surveillée. Avec ce procès, il a cette fois-ci tenté de garder la face en condamnant l'homme de foi américain à 3 ans et un mois de prison. Mais la peine ne s'appliquera pas du fait du temps purgé et du "comportement" du pasteur lors de son procès. Ce verdict met donc fin à l'opposition entre les deux nations sur ce sujet. 

Donald Trump a d'ailleurs annoncé le retour à la "maison" du pasteur très prochainement sur son compte Twitter.

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