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La famille d'Estelle Mouzin demande des vérifications quant à l'ADN du suspect de l'enlèvement de Berenyss
©Reuters

Lien entre les affaires ?

La famille d'Estelle Mouzin demande des vérifications quant à l'ADN du suspect de l'enlèvement de Berenyss

L'agriculteur de 48 ans a été confondu par son ADN, déféré et présenté à un juge d'instruction.

Et si les deux affaires étaient liées? Alors que, dans le cadre de l'enlèvement de la petite Berenyss, un homme de 48 ans, a été mis en examen mardi 28 avril, confondu par son ADN, les avocats des parents d'Estelle Mouzin, disparue en 2003, ont indiqué reprendre espoir. On sait que l'homme arrêté dans la ferme de son père à Montzeville (Meuse) "circulait à bord d'un utilitaire, qu'il s'intéressait à de très jeunes filles comme Estelle et l'autoroute de l'Est est l'axe direct d'accès sur la région de Guermantes. On ne peut passer à côté. Les prédateurs sont par définition des délinquants très mobiles", ont dit au Parisien Me Didier Seban et Corrine Herrmann, les avocats d'Eric Mouzin, le père de l'enfant.

Les enquêteurs vont désormais procéder à des vérifications pour découvrir s'il y a des liens avec d'autres affaires d'enlèvements non résolues. Parmi elles, la disparition d'Estelle Mouzin le 9 janvier 2003 à Guermantes en Seine-et-Marne. Les avocats affirment au quotidien : "Nous allons saisir au plus vite le juge d'instruction du tribunal de Meaux (Seine-et-Marne) afin qu'il demande des vérifications et des comparaisons pour l'affaire Estelle." 

Depuis son arrestation mardi, on en sait plus sur l'agriculteur qui aurait enlevé puis relâché Berenyss jeudi. Le suspect a été confondu par son ADN car il est déjà accusé dans une autre affaire, après une plainte pour agression sexuelle sur ses deux nièces. Ses empreintes génétiques ont été retrouvées sur les sous-vêtements de Berenyss. La sœur du suspect a affirmé sur RTL : "Après ce qu'il a fait à mes nièces et quand j'ai vu l'histoire de Berenyss, c'est vrai que ça m'a traversé l'esprit que ça pouvait être lui." Cette dernière affrime qu'elle l'aurait vu "taper sur ma mère et mon père en avait peur (...) Quand il était énervé, il balançait le bois à travers les vitres".

Malgré tout, Yves Le Clair, le procureur de Briey, en Meurthe-et-Moselle a expliqué qu'il n'y aurait pas eu viol sur la fillette de 7 ans : "En effet, si la victime n'a pas subi des violences au sens commun du terme, le comportement du mis en cause lorsqu'il l'a retenue peut recevoir cette qualification d'agression sexuelle, c'est-à-dire d'actes contraires à la pudeur de la victime mettant directement en cause son corps".

"J'ai un gros soulagement, parce qu'elle a reconnu son agresseur", a déclaré mardi soir Sonia, la maman de Berenyss, interrogée par plusieurs médias. L'annonce de l'interpellation "est un gros soulagement". Elle poursuit : "C'est ce qu'on attendait, maintenant on attend un jugement, une justice (...). Surtout qu'ils ne le laissent plus jamais ressortir". Et d'ajouter : "Notre fille va se remettre petit à petit, nous aussi (...). C'est une épreuve qui va nous demander beaucoup de temps, on ne l'oubliera jamais". Elle a confié avoir "de la colère", "de la haine" vis-à-vis du suspect interpellé mardi matin à son domicile après avoir confondu par son ADN.

 

Lu sur Le Parisien

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