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L’État décide de porter plainte après les accusations d'un homme qui prétendait que la France était "raciste"
©DENIS CHARLET / AFP

"Diffamation publique"

L’État décide de porter plainte après les accusations d'un homme qui prétendait que la France était "raciste"

Le préfet de la Drôme, Hugues Moutouh, a décidé de saisir le procureur de Valence après les accusations d'un homme qui prétendait que la France était raciste.

Selon des informations du Figaro, un homme engagé dans la vie politique et associative, est aujourd’hui visé par une plainte de l’État. Hakim Madi aurait accusé le gouvernement de mener une "politique de chasse aux musulmans" qui entretiendrait un "climat islamophobe et raciste" s'inscrivant dans "les pas de [la France] de Vichy". Cet homme s'était présenté aux élections législatives par le passé.  Ces propos proviennent d'un message publié par Hakim Madi sur la page Facebook de la députée LREM Mireille Clapot :

"Notre pays est en train de filer tout droit vers l’abîme, vers l’innommable, vers l’apartheid!"

Il lui a également demandé si elle cautionnait "les appels à la discrimination religieuse et raciale". 

Le préfet de la Drôme, Hugues Moutouh, a décidé de saisir le procureur de Valence, "au nom de l’État". Il a tenu à dénoncer "une incitation à la violence contre les autorités publiques qu’il convient de condamner avec la plus grande fermeté".

D'après le préfet, ces "propos diffamatoires inacceptables conduisent à dresser les Français les uns contre les autres et à créer un climat dangereux de haine et de violence, susceptible d’influencer les esprits les plus vulnérables, sous couvert de prendre la défense des Français de confession musulmane".

Hakim Madi est donc visé pour "diffamation publique à l'encontre de personnes dépositaires de l'autorité publique".

Pour Me Jean-Yves Dupriez, l’avocat d’Hakim Madi, "la qualification de diffamation ne peut être retenue pour de simples critiques légitimes". Son client "se sent stigmatisé quand il entend le président appeler à une société de vigilance et le ministre de l’Intérieur parler de signaux faibles qui se confondent pour une partie avec la pratique musulmane".

Une pétition a été lancée à Hakim Madi afin de "protéger la liberté d'expression". Il a partagé les mots-dièses suivant sur les réseaux sociaux : #NonàLaChasseAuxMusulmans et #JeSuisHakim. Il a indiqué qu'il risquait "5 ans de prison pour avoir donné (s)on avis". 

Le Figaro

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