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L'assaut a été donné vendredi vers 17h15

Hallucinant

L'effroyable témoignage d'une otage d'Amedy Coulibaly dans l'épicerie casher de la porte de Vincennes

Sur Europe 1 ce lundi matin, Sophie a décrit l'horreur à l'intérieur du magasin et a raconté les agissements du terroriste.

Europe 1 a recueilli ce lundi matin un témoignage inédit et effroyable. Sophie, présente dans l'hyper casher de la porte de Vincennes vendredi a raconté comment elle avait vécu la prise d'otages. Se décrivant comme "une miraculée", elle a raconté la détermination d'Amedy Coulibaly. "Il a dit : 'Je suis du Daech', de toute façon, il n'avait qu'une idée, c'était mourir en martyr" explique-t-elle.

En entrant dans le magasin, elle indiqué avoir vu un cadavre. Contrainte dans l'hyper casher par le terroriste qui la menaçait, Sophie explique ensuite que personne ne pouvait partir. "Une personne a voulu partir : il lui a tiré dans le dos. Coulibaly a posé une de ses armes automatiques. Le jeune homme qui était en face a pris le fusil d'assaut et a voulu lui tirer une balle, lui a été plus rapide et il lui a mis une balle dans la gorge. Le pauvre jeune homme est tombé" a dit la jeune femme.

Puis le preneur d'otages lui a demandé d'aller voir s'il y avait des personnes dans la chambre froide. "Malheureusement, il y avait un père avec son enfant de 3 ans. Je dis malheureusement parce que, du coup, je me suis dit que j'ai fait monter un enfant de 3 ans, c'est une horreur. Dans l'autre chambre froide, on n'a pas réussi à ouvrir, ils ne répondaient pas. J'ai dit : 'Laissez tomber, on dira qu'il n'y a personne'" dit-elle. Sophie indique ensuite que Coulibaly s'est revendiqué de l'organisation islamique. "Il nous a dit clairement que les juifs financent Israël, que ça suffisait, que le Daech allait arriver. Ce n'était pas un illuminé. C'était quelqu'un d'endoctriné certainement, un fanatique, mais ce n'était pas un illuminé" a-t-elle encore raconté.

Sophie raconte enfin comment elle s'est échappée. "Ca a pété, d'un seul coup. (...) petit à petit le rideau de fer est monté. Et là, je me suis dit : 'Il faut y aller, il faut partir'" conclut-elle. Un témoignage poignant.

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